Suivre et piloter son projet
CHAPITRE 5
151
Le contrôle qualité, défini comme l’effort de détection des défauts, peut être déclenché
après les développements, considérant que, pour effectuer ces contrôles, les activités de
codage doivent être achevées. Mais il peut être également mené dès les premiers développements afin de dépister et de corriger au plus tôt d’éventuelles anomalies. Là encore,
la stratégie, classique ou agile, organise différemment ces activités.
Un certain nombre d’indicateurs liés à ces aspects qualité doivent donc également être
intégrés à la liste des indicateurs de suivi du chef de projet : nombre de non-conformités,
nombre de demandes de changements dans les exigences, nombre de tests, leçons
apprises…
Les risques
L’objectif de la gestion des risques est d’anticiper sur le déroulement du projet et de prendre des décisions sur les actions à mener.
Comme l’effet de surprise peut être désagréable, on anticipe et on imagine les scénarios
catastrophes, en identifiant les risques et les menaces qui pourraient compromettre le
succès du projet.
Dans un projet agile, la gestion des risques est implicite. En effet, moins formalisée, elle
n’est pas pour autant sacrifiée mais intégrée dans le pilotage quotidien du projet. De par
le souci de transparence qui anime l’équipe, les obstacles potentiels sont plus visibles de
tous et constituent l’une des préoccupations majeures du chef de projet, dont le rôle est
précisément de lever ces obstacles. Les dérives potentielles et les difficultés anticipées
sont repérées quotidiennement lors des réunions quotidiennes (voir plus bas « Comment
piloter le projet ? »).
Qu’est-ce qu’un risque ?
« Un événement ou une situation dont la concrétisation, incer taine, aurait un impact négatif sur
au moins un objectif du projet » (PMBOK, PMI).
Quels sont les types de risques que l’on peut rencontrer ?
Le PMI propose une structure des risques ; celle-ci distingue :
– Les risques techniques : liés au domaine fonctionnel, à la stabilité des exigences, aux technologies mises en œuvre, à la complexité des interfaces, aux exigences de performance, au
niveau de qualité requis…
– Les risques externes : liés aux sous-traitants et aux fournisseurs, aux réglementations, au
marché, aux clients (disponibilité, circuits de validation)…
– Les risques organisationnels : liés aux ressources, aux dépendances du projet, au financement, aux priorités…
– Les risques de management du projet : liés aux estimations, à la planification, à la maîtrise
des techniques de management, à la communication, à la méthodologie utilisée…
GestProjInform Livre Page 151 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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