Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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L’essentiel reste pour chaque équipe de construire et faire vivre le système qu’elle juge le plus
simple et efficace en utilisation quotidienne.
2) La réponse de l’expert Dominic Williams, coach XP.
En effet, et il faut l’assumer. Tout l’enjeu de ces techniques est de changer radicalement d’attitude face à la planification. La planification ne doit pas être si complexe qu’on a besoin de la
puissance de calcul d’un ordinateur pour la gérer. Le plan ne doit pas être si sacré qu’on a
besoin d’une sauvegarde électronique. La planification ne doit pas se faire seul face à un écran
et tournant de fait le dos aux autres personnes de l’équipe, ni même avec un « maître » qui
manipule l’outil pendant que les autres regardent ce qu’affiche un vidéoprojecteur. Enfin, le
plan ne doit pas être oublié aussitôt qu’il est fait ou mis à jour.
Le côté artisanal de ces outils sert donc à créer les conditions nécessaires à une planification
simple, rapide, collective, qui reflète la réalité et qui reste à tout moment affichée aux yeux de
l’équipe et de tout visiteur.
Le besoin légitime de communiquer ce plan au-delà de l’équipe et/ou sous une forme plus
traditionnelle ne justifie pas d’abandonner les tableaux, fiches et Post-it. Il faut simplement
prendre le temps supplémentaire pour retranscrire le plan au format demandé.
3) La réponse de l’expert Jean Tabaka, agile coach, Rally Software Development, Colorado.
Les petites équipes agiles (moins de 10 personnes) qui travaillent en un même lieu avec une
vraie accessibilité peuvent tirer profit des outils de communication très simples. Alistair
Cockburn fait référence à la « communication osmotique » lorsqu’il met en avant les valeurs
des équipes qui sont très proches et qui s’appuient sur des outils simples de communication.
Les équipes sont plus transparentes lorsqu’elles se parlent en face à face que quand elles
s’échangent l’information dans des e-mails ou des documents. En plus, cela prend moins de
temps pour les collaborateurs de partager leurs informations s’ils sont tous devant un tableau
blanc. Déplacer les Post-it favorise la circulation rapide des idées, soit pour prioriser ou pour
classer ou encore ordonnancer.
Voici un exemple (figure 4-12) d’une petite
équipe sur site qui a tiré profit du tableau
blanc et des Post-it durant une réunion
de planification d’une release.
Le product owner, le scrumMaster, les
développeurs et les testeurs s’attachent
tous à définir les items, à les déplacer, tout
en discutant. Ils s’appuient sur leurs hypothèses et les idées qu’ils débattent plutôt
que sur un document écrit une semaine
auparavant qui n’est peut-être plus valable
ou fidèle aux attentes du client.
En même temps, l’équipe utilise des outils
pour enregistrer électroniquement ses
décisions. Des outils de planification spécifiques pour les projets agiles, comme les outils Rally,
aident l’équipe à enregistrer ses conversations et consolider l’information quotidienne sur l’état
des items dans le product backlog, le burndown chart, le reste à faire pour tous les items qui
sont planifiés et la charge de travail de chaque membre de l’équipe.
Figure 4-12
Exemple d’une réunion de planification
GestProjInform Livre Page 142 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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