Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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S’il y a bien un sujet qui distingue les méthodes agiles des méthodes traditionnelles, c’est
précisément leur posture face à l’incertitude des projets et du changement, et donc leur
approche de la planification, radicalement différente : une approche traditionnelle se
caractérise par l’élaboration d’un plan et la recherche perpétuelle de la conformité à ce
plan, alors qu’une démarche agile est attachée à l’adaptation au changement.
Pourquoi planifier ?
Un plan est avant tout un outil d’aide à la décision. Le plan initial éclaire les décideurs
sur l’investissement à engager : ce que le projet va coûter, la date à laquelle on disposera du produit final, la façon dont, grossièrement, va se dérouler le projet, les personnes qui vont y être associées… Du plan peuvent dépendre d’autres activités : la fixation
d’objectifs commerciaux, le vote d’un budget, la communication sur le nouveau
produit, le plan de formation, la future organisation des utilisateurs, l’exploitation du
produit...
Un plan rassure : il donne un cadre de référence pour avancer. Imaginons un automobiliste en partance pour Marseille depuis Paris : il sait a priori s’il va passer par Lyon ou
Clermont-Ferrand, il a estimé la durée et le coût indicatifs de son parcours, en fonction de
son choix de prendre l’autoroute ou la route nationale. Il est en mesure de donner son
heure d’arrivée approximative. Mais son plan de route n’est pas figé : si, sur son chemin,
il rencontre des embouteillages, il pourra suivre un itinéraire de délestage ; s’il ressent de
la fatigue, il pourra décider de faire une halte à mi-parcours et de reprendre la route le
lendemain.
Le plan, avec les échéances principales, permet au client de programmer ses actions futures en fonction des dates de livraisons prévisionnelles et de planifier sa disponibilité pour
les tests ou les validations.
Enfin, il rassure la hiérarchie sur les modalités de conduite de projet et prépare la gestion
des ressources et les modalités de contrôle.
Dans une démarche prédictive, il « rassure », parce qu’on demande au chef de projet de
s’engager sur ce plan, permettant ainsi à chacun de s’y référer si besoin.
Un plan est un outil de pilotage : grâce à ce « plan de vol », le chef de projet met en place
les instruments de mesure qui l’aideront à savoir si le projet avance dans de bonnes
conditions pour atteindre l’objectif. Si, d’aventure, le plan initial n’est pas bon, il fait
précisément ressortir les écarts qui nécessiteront de lancer des actions correctives
(prédictif) ou d’apporter des adaptations (agile). L’élaboration du plan permet de poser
un certain nombre de questions, par exemple sur les technologies ou le processus utilisés,
ou encore le profil des collaborateurs, et par conséquent d’identifier des risques potentiels,
non détectés au départ.
Un plan est un support de communication : le plan donne les moyens de discuter, de
négocier le périmètre, les coûts, les délais et les engagements des uns et des autres.
GestProjInform Livre Page 112 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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S’il y a bien un sujet qui distingue les méthodes agiles des méthodes traditionnelles, c’est
précisément leur posture face à l’incertitude des projets et du changement, et donc leur
approche de la planification, radicalement différente : une approche traditionnelle se
caractérise par l’élaboration d’un plan et la recherche perpétuelle de la conformité à ce
plan, alors qu’une démarche agile est attachée à l’adaptation au changement.
Pourquoi planifier ?
Un plan est avant tout un outil d’aide à la décision. Le plan initial éclaire les décideurs
sur l’investissement à engager : ce que le projet va coûter, la date à laquelle on disposera du produit final, la façon dont, grossièrement, va se dérouler le projet, les personnes qui vont y être associées… Du plan peuvent dépendre d’autres activités : la fixation
d’objectifs commerciaux, le vote d’un budget, la communication sur le nouveau
produit, le plan de formation, la future organisation des utilisateurs, l’exploitation du
produit...
Un plan rassure : il donne un cadre de référence pour avancer. Imaginons un automobiliste en partance pour Marseille depuis Paris : il sait a priori s’il va passer par Lyon ou
Clermont-Ferrand, il a estimé la durée et le coût indicatifs de son parcours, en fonction de
son choix de prendre l’autoroute ou la route nationale. Il est en mesure de donner son
heure d’arrivée approximative. Mais son plan de route n’est pas figé : si, sur son chemin,
il rencontre des embouteillages, il pourra suivre un itinéraire de délestage ; s’il ressent de
la fatigue, il pourra décider de faire une halte à mi-parcours et de reprendre la route le
lendemain.
Le plan, avec les échéances principales, permet au client de programmer ses actions futures en fonction des dates de livraisons prévisionnelles et de planifier sa disponibilité pour
les tests ou les validations.
Enfin, il rassure la hiérarchie sur les modalités de conduite de projet et prépare la gestion
des ressources et les modalités de contrôle.
Dans une démarche prédictive, il « rassure », parce qu’on demande au chef de projet de
s’engager sur ce plan, permettant ainsi à chacun de s’y référer si besoin.
Un plan est un outil de pilotage : grâce à ce « plan de vol », le chef de projet met en place
les instruments de mesure qui l’aideront à savoir si le projet avance dans de bonnes
conditions pour atteindre l’objectif. Si, d’aventure, le plan initial n’est pas bon, il fait
précisément ressortir les écarts qui nécessiteront de lancer des actions correctives
(prédictif) ou d’apporter des adaptations (agile). L’élaboration du plan permet de poser
un certain nombre de questions, par exemple sur les technologies ou le processus utilisés,
ou encore le profil des collaborateurs, et par conséquent d’identifier des risques potentiels,
non détectés au départ.
Un plan est un support de communication : le plan donne les moyens de discuter, de
négocier le périmètre, les coûts, les délais et les engagements des uns et des autres.
GestProjInform Livre Page 112 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
