Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
110
La méthode MOSCOW
La méthode MOSCOW ou FISPE (Fonctions indispensables, souhaitables, possibles,
éliminées) propose une échelle de hiérarchisation des besoins où les lettres ont la signification suivante :
• M pour « Must have » (Indispensable) qui sont les exigences fondamentales du produit,
qui le rendent inutilisable si elles ne sont pas développées. Elles définissent le sousensemble minimal utilisable que l’équipe s’engage à réaliser.
• S pour « Should have » (Souhaitable) qui désigne les besoins importants, mais non
fondamentaux pour que le système fonctionne ; dans un contexte de délais contraignants, ils sont secondaires par rapport aux « M ».
• C pour « Could have » (Possible) sont des besoins recensés mais considérés comme un
confort supplémentaire au fonctionnement du système.
• W pour « Want to have but Won’t have » (souhaité mais non réalisable pour le
moment, donc Éliminé) sont les besoins non prioritaires qui sont reportés à des
versions ultérieures.
• Les O ne sont que des objets de liaison pour l’acronyme.
Ce qu’il faut retenir
Le recueil des besoins est une activité complexe mettant en situation des acteurs qui ont des
langages différents et qui n’ont pas les mêmes points de vue sur le produit à développer.
L’objectif est donc de faciliter la communication et la coopération entre le client et l’équipe de
réalisation afin qu’ensemble ils développent le produit le plus conforme aux attentes des utilisateurs, sans oublier son ergonomie.
Tout d’abord, il est essentiel qu’une vision soit partagée par tous sur l’objectif, la portée et les
enjeux du projet.
Il est également important que le client s’implique activement dans le recueil des besoins tout
au long du projet ; en effet, le recueil n’est pas qu’une phase en amont du projet à l’issue de
laquelle tous les besoins seraient recensés, mais une activité itérative qui fait émerger les
besoins de plus en plus précis au fur et à mesure que le client visualise les fonctionnalités
implémentées.
Le périmètre de ses exigences peut donc évoluer, puisque des aléas, des contraintes, de
nouvelles priorités peuvent surgir et l’amener à ajuster ses besoins. Pour faciliter les arbitrages, des modèles proposent des techniques pour valoriser et prioriser ces exigences (Kano,
Wiegers, Moscow...).
Il existe différentes techniques pour le recueil des besoins, de même que pour leur formalisation (la norme IEEE, les user stories ou les cas d’utilisation, par exemple) ; ce qui est fondamental, c’est de disposer d’un référentiel unique, support à la communication entre les acteurs,
et orienté vers les buts des utilisateurs.
GestProjInform Livre Page 110 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
110
La méthode MOSCOW
La méthode MOSCOW ou FISPE (Fonctions indispensables, souhaitables, possibles,
éliminées) propose une échelle de hiérarchisation des besoins où les lettres ont la signification suivante :
• M pour « Must have » (Indispensable) qui sont les exigences fondamentales du produit,
qui le rendent inutilisable si elles ne sont pas développées. Elles définissent le sousensemble minimal utilisable que l’équipe s’engage à réaliser.
• S pour « Should have » (Souhaitable) qui désigne les besoins importants, mais non
fondamentaux pour que le système fonctionne ; dans un contexte de délais contraignants, ils sont secondaires par rapport aux « M ».
• C pour « Could have » (Possible) sont des besoins recensés mais considérés comme un
confort supplémentaire au fonctionnement du système.
• W pour « Want to have but Won’t have » (souhaité mais non réalisable pour le
moment, donc Éliminé) sont les besoins non prioritaires qui sont reportés à des
versions ultérieures.
• Les O ne sont que des objets de liaison pour l’acronyme.
Ce qu’il faut retenir
Le recueil des besoins est une activité complexe mettant en situation des acteurs qui ont des
langages différents et qui n’ont pas les mêmes points de vue sur le produit à développer.
L’objectif est donc de faciliter la communication et la coopération entre le client et l’équipe de
réalisation afin qu’ensemble ils développent le produit le plus conforme aux attentes des utilisateurs, sans oublier son ergonomie.
Tout d’abord, il est essentiel qu’une vision soit partagée par tous sur l’objectif, la portée et les
enjeux du projet.
Il est également important que le client s’implique activement dans le recueil des besoins tout
au long du projet ; en effet, le recueil n’est pas qu’une phase en amont du projet à l’issue de
laquelle tous les besoins seraient recensés, mais une activité itérative qui fait émerger les
besoins de plus en plus précis au fur et à mesure que le client visualise les fonctionnalités
implémentées.
Le périmètre de ses exigences peut donc évoluer, puisque des aléas, des contraintes, de
nouvelles priorités peuvent surgir et l’amener à ajuster ses besoins. Pour faciliter les arbitrages, des modèles proposent des techniques pour valoriser et prioriser ces exigences (Kano,
Wiegers, Moscow...).
Il existe différentes techniques pour le recueil des besoins, de même que pour leur formalisation (la norme IEEE, les user stories ou les cas d’utilisation, par exemple) ; ce qui est fondamental, c’est de disposer d’un référentiel unique, support à la communication entre les acteurs,
et orienté vers les buts des utilisateurs.
GestProjInform Livre Page 110 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
