Chapitre 13 • Annexes
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- Au cours du même X V II^ siècle, survient bientôt une révolution plus radicale encore que la précédente : les travaux du jeune Isaac Newton permettent de retrouver
les lois de Képler comme conséquences de principes simples et profonds, exprimés
sous forme d’équations différentielles. Il s’agit des bases de la Mécanique et de la
théorie de la gravitation universelle. Jointe à une approche nouvelle de l’optique,
cette mathématisation vaut au recueil qui les réunit son titre « Principia mathematicae Philosophia naturalis ». Plus encore que par le passé, les mathématiques
deviennent l’outil incontournable de la physique.
- Au XYIII*^ siècle, de nombreux savants parmi lesquels Laplace, Lagrange, Euler,
Poisson, approfondissent la mécanique newtonienne et développent la théorie des
perturbations. Leurs avancées semblent montrer la stabilité du système solaire.
- À la fin du XIX® siècle, toujours à partir de questions de mécanique céleste,
Poincaré introduit les principaux concepts modernes de la théorie des systèmes
dynamiques. Il perçoit la grande complexité des trajectoires dans 1’« espace des
phases », et compte ainsi parmi les précurseurs de la théorie du chaos.
- Albert Einstein, par la théorie de la relativité restreinte (1905) puis la décennie suivante par celle de la relativité générale, révolutionne la physique et permet de bâtir
des modèles d’Univers. La modélisation de Newton reste toutefois un outil précis
et précieux pour étudier l’évolution du système solaire. Si les travaux d’Einstein
ne concernent pas les systèmes dynamiques, ils modifient leur modélisation dans
le domaine de la mécanique céleste.
- En 1963, le météorologue Edward Lorenz du MIT se penche sur un phénomène de
sensibilité aux conditions initiales. Il découvre ainsi le premier exemple d’attracteur étrange, qui fait progresser la compréhension du chaos.
- L’astronome français Jacques Laskar met à profit des simulations informatiques
d’une grande précision pour montrer dès 1989 que la dynamique du système solaire devient imprévisible à long terme. Dans un avenir de quelques dizaines ou
centaines de millions d’années, on ne peut exclure formellement des collisions
entre planètes ! Sont concernées par ces possibles catastrophes dans un futur très
lointain les quatre planètes telluriques : Mercure, Vénus, la Terre et Mars. L’avenir
justifiera-t-il la crainte des Gaulois ?
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