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A n n e x e 1 : S y s t è m e s e t m é c a n i q u e c é l e s t e
L’alternance du jour et de la nuit ainsi que la ronde des saisons rythment depuis
toujours la vie terrestre. L’Homme n’a pas tardé à reconnaître dans les phases de
la Lune un troisième phénomène périodique ; les mots lune et mois ont d’ailleurs
une racine commune dans de nombreuses langues. La mesure du temps en années,
mois et journées s’est donc imposée dans la majorité des civilisations. Mais dès les
temps préhistoriques, la curiosité humaine est allée au-delà, et s’est portée sur le
mouvement de tous les astres visibles. Un survol des derniers millénaires montre à
quel point la question de la dynamique céleste a façonné l’évolution de la physique
et des mathématiques, tout particulièrement la théorie des systèmes dynamiques.
- Dans la civilisation grecque, on attribue le qualificatif d’errants aux astres qui se
déplacent sur le fond des étoiles fixes. C’est l’étymologie du mot « planète ». La
description de leur mouvement reste qualitative.
- Au IV® siècle avant J.C., Eudoxe explique le mouvement apparent des astres par la
cinématique de sphères homocentriques. La Terre est le centre de l’univers.
- Au II® siècle avant J.C., Hipparque propose de décrire le mouvement des planètes
autour de la Terre, toujours centre de l’univers, par un système complexe de cercles
roulant sur d’autres cercles (épicycles). Ptolémée (II® siècle après J.C.) perfectionne cette représentation. Sa précision acceptable lui donne une certaine capacité
prédictive et lui assure un succès multiséculaire.
- En 1543, année de sa mort, Nicolas Copernic édite son «de revolutionibus orbium
coelestiiim ». Il y argumente de façon très détaillée une nouvelle conception du
monde, dont le centre est désormais le Soleil. Ce système se révèle plus simple et
plus précis que celui de Ptolémée... mais fait perdre à la Terre son statut de centre
du monde. Malgré les réactions hostiles que cette perte fait naître, la « révolution
copernicienne » finira par s’imposer.
- Au début du X V II® siècle, Képler, adepte du système héliocentrique, découvre que
les planètes décrivent des ellipses autour du Soleil, selon trois lois bien précises.
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