UML 2 pour les bases de données
88
© Éditions Eyrolles
Par contre, il n’a jamais été dit que la réciproque était systématique ! Ce n’est pas parce qu’un
concept perçu est identifiable par la composition d’identifiants d’entités qu’il doit obligatoirement
être modélisé comme une association. Certes, c’est souvent le cas mais cela peut aussi être
modélisé via le concept des entités faibles.
Identifiant alternatif
Une entité peut présenter plusieurs identifiants potentiels. Celui retenu est appelé identifiant
principal, les autres, identifiants alternatifs.
Cependant cette situation, compte tenu de la difficulté de trouver un identifiant, reste assez
exceptionnelle (sauf dans le cas où cohabitent un identifiant naturel et un identifiant artificiel).
Cette notion apparaît plus souvent dans des graphes d’héritage entre entités. Les sous-entités
(entités sous-type), qui généralement préexistent, sont souvent dotées d’identifiant absolu. La
sur-entité (l’entité sur-type) possède également son propre identifiant. Dans ce cas, les identifiants des sous-types sont qualifiés d’alternatifs car ils possèdent par héritage l’identifiant
de leur sur-type.
Considérons l’exemple des entités sous-type Assure (d’identifiant absolu numINSEE) et
Cotisant (d’identifiant absolu numURSSAF) qui héritent de l’entité Adhérent (d’identifiant numAdherent). L’identifiant alternatif de l’entité Assure devient numINSEE et celui
de l’entité Cotisant devient numURSSAF. L’identifant absolu de ces deux entités devient,
par héritage, celui de l’entité sur-type à savoir numAdherent.
Entité faible
On qualifie d’entité faible, une entité dont l’identification est réalisée relativement à plusieurs
(2 à n) associations, sans disposer d’attribut intrinsèque intervenant dans l’identification. Son
identification est donc identique à celle d’une association. Cependant, ce n’est pas parce que
cette entité est identifiée comme une association qu’elle en est une.
Le choix de modélisation en entité ou association n’est pas un problème déductif mais perceptif.
C’est avant tout l’intérêt sémantique du concepteur qui décide d’abord de modéliser un concept
en tant qu’entité (ou association) et qui se pose ensuite la question de son identification. Cette
modélisation par une entité faible correspond à une évolution dans le discours du concepteur.
Au début, le concept à modéliser apparaît comme une forme verbale (une association) : un avion
est affrété par une compagnie. Puis progressivement, la forme verbale devient substantive :
pour chaque affrètement…, les vols affrétés… Ce groupe nominal (cet objet) intervient à son
tour dans des associations.
88
© Éditions Eyrolles
Par contre, il n’a jamais été dit que la réciproque était systématique ! Ce n’est pas parce qu’un
concept perçu est identifiable par la composition d’identifiants d’entités qu’il doit obligatoirement
être modélisé comme une association. Certes, c’est souvent le cas mais cela peut aussi être
modélisé via le concept des entités faibles.
Identifiant alternatif
Une entité peut présenter plusieurs identifiants potentiels. Celui retenu est appelé identifiant
principal, les autres, identifiants alternatifs.
Cependant cette situation, compte tenu de la difficulté de trouver un identifiant, reste assez
exceptionnelle (sauf dans le cas où cohabitent un identifiant naturel et un identifiant artificiel).
Cette notion apparaît plus souvent dans des graphes d’héritage entre entités. Les sous-entités
(entités sous-type), qui généralement préexistent, sont souvent dotées d’identifiant absolu. La
sur-entité (l’entité sur-type) possède également son propre identifiant. Dans ce cas, les identifiants des sous-types sont qualifiés d’alternatifs car ils possèdent par héritage l’identifiant
de leur sur-type.
Considérons l’exemple des entités sous-type Assure (d’identifiant absolu numINSEE) et
Cotisant (d’identifiant absolu numURSSAF) qui héritent de l’entité Adhérent (d’identifiant numAdherent). L’identifiant alternatif de l’entité Assure devient numINSEE et celui
de l’entité Cotisant devient numURSSAF. L’identifant absolu de ces deux entités devient,
par héritage, celui de l’entité sur-type à savoir numAdherent.
Entité faible
On qualifie d’entité faible, une entité dont l’identification est réalisée relativement à plusieurs
(2 à n) associations, sans disposer d’attribut intrinsèque intervenant dans l’identification. Son
identification est donc identique à celle d’une association. Cependant, ce n’est pas parce que
cette entité est identifiée comme une association qu’elle en est une.
Le choix de modélisation en entité ou association n’est pas un problème déductif mais perceptif.
C’est avant tout l’intérêt sémantique du concepteur qui décide d’abord de modéliser un concept
en tant qu’entité (ou association) et qui se pose ensuite la question de son identification. Cette
modélisation par une entité faible correspond à une évolution dans le discours du concepteur.
Au début, le concept à modéliser apparaît comme une forme verbale (une association) : un avion
est affrété par une compagnie. Puis progressivement, la forme verbale devient substantive :
pour chaque affrètement…, les vols affrétés… Ce groupe nominal (cet objet) intervient à son
tour dans des associations.
