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chapitre n° 1
Le niveau conceptuel : face à face Merise/UML
Pour assurer une identification absolue, tous les attributs composant l’identifiant de l’entité doivent
être intrinsèques à l’entité (sémantiquement rattachés à cette entité). L’entité disposant d’une
identification absolue modélise un objet disposant d’une identité propre, d’une indépendance
de désignation. On peut faire référence à ses occurrences sans besoin d’autres entités. C’est la
modélisation la plus simple, basique de Merise, que l’on cherche souvent à réaliser quitte à
« inventer » des identifiants artificiels.
Identification relative
Dans certaines situations, l’identification d’une entité nécessite de se positionner relativement
par rapport à une autre entité. Par exemple, l’entité LigneCommande s’identifie assez naturellement par le numéro de ligne par rapport à sa commande. Cela sous-entend que les entités
Commande et Ligne sont associées par une relation d’appartenance.
Bien qu’intrinsèque à l’entité Ligne, le numéro ne peut être un identifiant absolu. Relativement
à sa commande (identifiée par exemple par un numéro de commande), il joue alors le rôle
d’identification d’une occurrence de l’entité Ligne.
L’identification relative d’une entité est donc construite à partir d’un ou plusieurs attributs intrinsèques à l’entité et d’autres entités auxquelles elle est reliée par des associations binaires de
cardinalités 1,1.
Nous avons vu que l’outil Win’Design utilise le symbole (R) sur le lien d’association de cardinalités (1,1) connecté à l’entité faible. Nous verrons au chapitre 4 que l’identifiant relatif est
noté au niveau du lien de l’association.
Cette notion d’identification relative a connu une histoire. Elle est abordée dans l’équipe de
recherche initiale et figure dans [TAR 79b] sous une forme « confidentielle » de quelques lignes.
L’ouvrage de base sur Merise [TAR 83], faisant explicitement référence pour une présentation
plus détaillée du formalisme entité-relation au précédent ouvrage, passe sous silence cet aspect.
Exit donc l’identification relative… À partir de 1987, Arnold Rochfeld et José Morejon, dans
plusieurs articles, réhabilitent cette notion qui s’intègre désormais complètement dans la
Merise/2 ainsi que dans la plupart des outils associés.
Identification d’une association
Par définition, une association n’a pas d’identifiant propre, son identification est construite par
la composition (concaténation) des identifiants des entités connectées. C’est donc un abus de
langage que de parler de l’identifiant d’une association, et encore plus comme certains auteurs,
de faire figurer ces propriétés explicitement dans la relation.
Cette définition de l’identification d’une association implique qu’à un n-uplet d’occurrences des
entités qui sont connectées (matérialisées par les identifiants), il n’y a qu’une seule occurrence
de l’association. On peut le noter ainsi : E1 x E2 x… Æ A.
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