52 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
bien partie du deuxième Web. Ceci montre bien que lorsqu’on a
commencé à utiliser cette dénomination, elle correspondait à un
phénomène déjà nettement repérable.
Tous ces exemples prouvent combien le Web initial s’est ouvert à
de nouvelles possibilités et manifeste par son dynamisme que ce
n’est qu’un début dont personne ne peut prédire l’issue. Les utilisateurs ont su se saisir de ses potentialités et par une fréquente
utilisation en faire un usage qui peu à peu s’est concrétisé en outil.
Cet outil ne s’est pas figé, il évolue, se modifie, s’améliore ou
disparaît au bénéfice d’un autre, de façon flexible, au gré de
l’utilité qui lui est reconnue.
L’histoire de la page favorite redit bien tout ce cheminement.
Très tôt, dès ses premières heures de navigation, l’utilisateur a
mémorisé des signets dans son navigateur. Devant leur nombre
croissant, il a cherché à les ranger, à trouver une structure hiérarchisée et personnelle qui correspond à sa façon de catégoriser.
Chaque fois qu’il changeait de navigateur ou de système
d’exploitation, au mieux il était obligé de transférer cette arborescence, mais souvent il devait la reconstituer, car elle était
perdue. Il a alors eu l’idée de la conserver indépendamment du
navigateur. Puis, quand il a été continûment connecté, il lui a
donné l’ubiquité en la plaçant dans le Web, quelque part.
Voulant la partager avec ses collègues, il l’a publiée. Qui aurait
pu prédire une telle série d’outils pour manipuler ce qui, au
départ, n’est qu’une adresse ?
Si on décompose les usages mis en œuvre dans cet exemple,
nous repérons la mémorisation, la structuration, la catégorisation, la séparation, la conservation, le téléchargement, l’accès, le
partage. Partout, le point commun est l’utilisateur, il est l’acteur,
le sujet de toutes ces actions. Pour les objets, il y en a de plus en
plus : l’e-mail, la photo, le raccourci, le calendrier, la structure, le
document, l’application, l’identité etc. Avec tous ces ingrédients,
le Web ouvre sur toutes sortes d’applications existantes ou à
inventer. Gageons que sous la pression de ses utilisateurs, le
Web 2.0 nous garde de développer l’inutile, c’est-à-dire ce qui ne
sert pas un usage.
© Groupe Eyrolles
bien partie du deuxième Web. Ceci montre bien que lorsqu’on a
commencé à utiliser cette dénomination, elle correspondait à un
phénomène déjà nettement repérable.
Tous ces exemples prouvent combien le Web initial s’est ouvert à
de nouvelles possibilités et manifeste par son dynamisme que ce
n’est qu’un début dont personne ne peut prédire l’issue. Les utilisateurs ont su se saisir de ses potentialités et par une fréquente
utilisation en faire un usage qui peu à peu s’est concrétisé en outil.
Cet outil ne s’est pas figé, il évolue, se modifie, s’améliore ou
disparaît au bénéfice d’un autre, de façon flexible, au gré de
l’utilité qui lui est reconnue.
L’histoire de la page favorite redit bien tout ce cheminement.
Très tôt, dès ses premières heures de navigation, l’utilisateur a
mémorisé des signets dans son navigateur. Devant leur nombre
croissant, il a cherché à les ranger, à trouver une structure hiérarchisée et personnelle qui correspond à sa façon de catégoriser.
Chaque fois qu’il changeait de navigateur ou de système
d’exploitation, au mieux il était obligé de transférer cette arborescence, mais souvent il devait la reconstituer, car elle était
perdue. Il a alors eu l’idée de la conserver indépendamment du
navigateur. Puis, quand il a été continûment connecté, il lui a
donné l’ubiquité en la plaçant dans le Web, quelque part.
Voulant la partager avec ses collègues, il l’a publiée. Qui aurait
pu prédire une telle série d’outils pour manipuler ce qui, au
départ, n’est qu’une adresse ?
Si on décompose les usages mis en œuvre dans cet exemple,
nous repérons la mémorisation, la structuration, la catégorisation, la séparation, la conservation, le téléchargement, l’accès, le
partage. Partout, le point commun est l’utilisateur, il est l’acteur,
le sujet de toutes ces actions. Pour les objets, il y en a de plus en
plus : l’e-mail, la photo, le raccourci, le calendrier, la structure, le
document, l’application, l’identité etc. Avec tous ces ingrédients,
le Web ouvre sur toutes sortes d’applications existantes ou à
inventer. Gageons que sous la pression de ses utilisateurs, le
Web 2.0 nous garde de développer l’inutile, c’est-à-dire ce qui ne
sert pas un usage.
