Des clés pour le Web 2.0 51
© Groupe Eyrolles
Lancé en avril 2008, Google App Engine est un atelier de développement en langage Python qui intègre la mise ligne des applications
développées et leur hébergement. Les outils destinés aux développeurs sont fournis gratuitement, il suffit de les télécharger et de
les installer. Ce sont Python, puis Google App Engine.
Le développement se fait en chargeant le code Python sur Google.
On fait alors évoluer l’application à l’aide de Google App Engine. Le
service est gratuit dans un premier temps et comprend des
limitations : la taille des applications ne peut pas dépasser plus de
500 mégaoctets, ni plus de cinq millions de pages vues par mois et
bien sûr les applications doivent être écrites en Python (Google a
recruté l’inventeur de ce langage). Après la période de prévisualisation, Google commercialisera ses services.
Les applications sont exécutées sur une infrastructure dédiée par
Google à cette offre de service. Une galerie permet d’accéder à tout
un ensemble d’exemples, des vidéos permettent de se former. Le
site sera localisé dans plusieurs langues. Mais qui va développer
avec cet atelier ? Pour quel besoin ? Et quelle est la stratégie de
Google ? Il est encore trop tôt pour répondre. Google n’en est pas à
sa première innovation.
Observons avec un peu de recul. Vers 2002, le fait de fournir des
logiciels s’exécutant dans le Web, le modèle SaaS (Software as a
Service), vient concurrencer et peu à peu remplacer les ASP.
Aujourd’hui, apparaissent les DasS (Development as a Service) et le
PasS (Platform as a Service).
C’est au développement du projet Web 2.0 que nous sommes
amenés à repenser. Quel est le modèle des futurs développements
de l’entreprise ? Aura-t-on encore besoin de serveurs au sein de
l’entreprise ? Comment les offres d’hébergement actuelles vont-elles
évoluer ? L’entreprise est-elle prête pour repenser de fond en
comble ses relations à l’outil informatique ?
Le point commun
Chaque exemple est un projet Web 2.0 qui a été réalisé et connaît le
succès. Le développement de plusieurs de ces sites a débuté avant
2004, c’est-à-dire avant qu’on commence à parler du Web 2.0. Pourtant, quand on les observe aujourd’hui, il est indéniable qu’ils font
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