Tisser son Web 23
© Groupe Eyrolles
transparence lui vaut un frein culturel à la contribution. Les personnes auront-elles le courage de s’exprimer, même dans un champ
purement professionnel, si elles risquent d’être critiquées ? Les écrits
restent… C’est bien connu.
Intuitivement, les collaborateurs de l’entreprise savent que leur
identité numérique n’a rien de virtuel. Ils savent aussi qu’elle est
composée de données formelles comme celles qui constituent leur
signalétique mais aussi de données nettement plus informelles et
d’autant plus subjectives. Parmi elles, on trouve en premier lieu
toutes les contributions que le moteur de recherche ne manquera
pas d’indexer et qu’il sera alors si facile à retrouver.
La maîtrise de son identité dans le Web est un défi pour chacun et il
n’y a pas de panacée. La liste rouge du téléphone n’a pas trouvé
d’équivalent en version 2.0.
Il reste une question, délicate entre toutes, qui concerne tous les
projets Web 2.0 : peut-on exister professionnellement avec un
pseudo dans le Web 2.0 ? Autrement dit, hors de l’entreprise mais
dans des actes professionnels, peut-on utiliser une identité virtuelle
sans affecter les questions de la responsabilité, de la confiance ? Il
n’y a pas actuellement de réponses satisfaisantes, mais le projet
Web 2.0 sera interrogé sur sa tentative de réponse et sur son évolution.
Gérer les traces numériques
En 2004, une étude réalisée par MSN et Harris Interactive sous le
titre « What is America searching for ? » révéla les usages suivants
d’un moteur de recherche :
• 39 % des personnes se sont cherchées elles-mêmes ;
• 29 % ont cherché des membres de leur famille ;
• 17 % ont recherché leur ancien(ne) petit(e) ami(e).
Pour ce qui est du champ professionnel, plus de 20 % des personnes interrogées ont avoué s’être intéressées aux informations disponibles sur Internet concernant un employé, un employeur, un
partenaire, un sous-traitant, etc.
Précédent

- 33/258

Suivant