Entreprendre avec le Web 3.0 ou Web sémantique 209
© Groupe Eyrolles
C’est malheureusement la loi du plus grand nombre qui s’applique,
donc la loi du plus fort. À ce titre, on ne peut que constater que ce
modèle, pris dans son état brut, est régressif.
Les « technologues » – ou plutôt les « Web addicts
1 » – nous imposent
d’adapter le modèle de la démocratie à un domaine où cela ne
saurait en aucun cas s’appliquer, car l’opinion, et encore moins la
connaissance du public, ne sont pas la vérité universelle ! Nous
pouvons citer beaucoup d’exemples. Ainsi, quand l’avis du public
est demandé dans les jeux télévisés faisant appel au savoir général
des candidats, cet avis peut être aussi bien faux que vrai. L’exemple
historique de l’élection démocratique d’Adolf Hitler et de maints
dictateurs montre les limites de l’opinion du groupe le plus
nombreux, même en politique !
De plus, l’avis de l’expert est supérieur à celui de « Monsieur Toutle-monde », mais il faut tenir compte du référentiel de l’expert. Si ce
référentiel est mauvais, alors tout s’écroule ! De même, le référentiel
de « Monsieur Tout-le-monde » est presque systématiquement le
même que celui des experts du moment… mais dans sa version
dégradée, c’est-à-dire, celle résultant de diverses vulgarisations.
L’exemple de plus emblématique est celui de la rotondité de la
Terre. Pour le public du XVII
e siècle, la Terre était plate. Ce sont des
savants, se démarquant de l’opinion publique et de la loi officielle,
en l’occurrence Kepler et Galilée, qui ont su faire l’hypothèse et
démontrer la rotondité de la Terre. Si un wiki avait été mis en
œuvre à leur époque, l’Humanité en serait restée à son impression
de platitude de notre planète…
Néanmoins, pendant longtemps, les « experts », par exemple, les
historiens, se sont intéressés exclusivement aux opinions des grands
de ce monde : écrivains, savants, rois, princes, nobles, titulaires de
charges, donnant ainsi un éclairage partial du point de la vue de la
société. Aujourd’hui, historiens et sociologues s’intéressent et intègrent la dimension de la vie du peuple, recherchant des traces écrites
2
des catégories sociales du peuple. L’apport des outils de collabora1. Personne souffrant d’une dépendance au Web.
2. Par exemple, ces traces écrites sont particulièrement nombreuses chez les
Romains, véritables « taggers de graffitis ». Cette approche permet une reconstitution de l’histoire de Rome, plus proche de la réalité que de l’histoire « officielle ».
© Groupe Eyrolles
C’est malheureusement la loi du plus grand nombre qui s’applique,
donc la loi du plus fort. À ce titre, on ne peut que constater que ce
modèle, pris dans son état brut, est régressif.
Les « technologues » – ou plutôt les « Web addicts
1 » – nous imposent
d’adapter le modèle de la démocratie à un domaine où cela ne
saurait en aucun cas s’appliquer, car l’opinion, et encore moins la
connaissance du public, ne sont pas la vérité universelle ! Nous
pouvons citer beaucoup d’exemples. Ainsi, quand l’avis du public
est demandé dans les jeux télévisés faisant appel au savoir général
des candidats, cet avis peut être aussi bien faux que vrai. L’exemple
historique de l’élection démocratique d’Adolf Hitler et de maints
dictateurs montre les limites de l’opinion du groupe le plus
nombreux, même en politique !
De plus, l’avis de l’expert est supérieur à celui de « Monsieur Toutle-monde », mais il faut tenir compte du référentiel de l’expert. Si ce
référentiel est mauvais, alors tout s’écroule ! De même, le référentiel
de « Monsieur Tout-le-monde » est presque systématiquement le
même que celui des experts du moment… mais dans sa version
dégradée, c’est-à-dire, celle résultant de diverses vulgarisations.
L’exemple de plus emblématique est celui de la rotondité de la
Terre. Pour le public du XVII
e siècle, la Terre était plate. Ce sont des
savants, se démarquant de l’opinion publique et de la loi officielle,
en l’occurrence Kepler et Galilée, qui ont su faire l’hypothèse et
démontrer la rotondité de la Terre. Si un wiki avait été mis en
œuvre à leur époque, l’Humanité en serait restée à son impression
de platitude de notre planète…
Néanmoins, pendant longtemps, les « experts », par exemple, les
historiens, se sont intéressés exclusivement aux opinions des grands
de ce monde : écrivains, savants, rois, princes, nobles, titulaires de
charges, donnant ainsi un éclairage partial du point de la vue de la
société. Aujourd’hui, historiens et sociologues s’intéressent et intègrent la dimension de la vie du peuple, recherchant des traces écrites
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des catégories sociales du peuple. L’apport des outils de collabora1. Personne souffrant d’une dépendance au Web.
2. Par exemple, ces traces écrites sont particulièrement nombreuses chez les
Romains, véritables « taggers de graffitis ». Cette approche permet une reconstitution de l’histoire de Rome, plus proche de la réalité que de l’histoire « officielle ».
