168 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
suite. À chaque service, si la logique est la même – maîtriser les
coûts et bien gouverner –, elle risque de fabriquer un mélange détonant. En effet, dans le système d’information classique de l’entreprise, la logique d’intégration de l’ensemble conduit à penser les
nouveaux composants en fonction des autres selon des critères
techniques d’interopérabilité, de compatibilité, d’harmonisation, etc.
Mais le mode SaaS a tendance à cacher les réalités techniques et les
difficultés de conjugaison des différentes briques du SI externalisé.
Alors, si l’on ne s’en soucie pas suffisamment, l’optimisation de la
facturation des composants SaaS peut rendre aveugle : on risque de
bâtir un système métissé dont la complexité est ingérable. Auprès
de quels prestataires SaaS se tourner si le SI dispersé ne fonctionne
pas correctement ? Pour se ménager une possibilité de maîtriser ces
risques, il faudra prendre quelques dispositions :
• probablement limiter le nombre de prestataires SaaS ou celui des
souches techniques mises en œuvre ;
• intégrer la problématique de l’interopérabilité dans les contrats
de services SaaS ;
• opter pour des standards, des labels, etc.
LE PROJET WEB 2.0
Le projet Web 2.0 est d’abord et avant tout un projet. Il ne faudrait
pas imaginer que le fait qu’il concerne le Web 2.0 n’en fasse pas un
projet à part entière. Il est défini par sa durée, ses objectifs et ses
ressources, comme tout projet qui se respecte. Pourtant, quelque
chose semble avoir changé. En quoi pourrait-on distinguer le projet
Web 2.0 ? C’est ce que cette partie va permettre de préciser en pointant des aspects saillants.
Le projet Web 2.0 est piloté par les usages : ses objectifs portent
moins sur les technologies et les fonctionnalités que sur les usages,
nouveaux ou non, qu’offrira la réalisation.
Nous observerons quelques incidences sur l’organisation du projet, sur
les questions de gouvernance que cette primauté des usages soulève.
Nous poursuivrons en détaillant quelques aspects architecturaux
concernés.
© Groupe Eyrolles
suite. À chaque service, si la logique est la même – maîtriser les
coûts et bien gouverner –, elle risque de fabriquer un mélange détonant. En effet, dans le système d’information classique de l’entreprise, la logique d’intégration de l’ensemble conduit à penser les
nouveaux composants en fonction des autres selon des critères
techniques d’interopérabilité, de compatibilité, d’harmonisation, etc.
Mais le mode SaaS a tendance à cacher les réalités techniques et les
difficultés de conjugaison des différentes briques du SI externalisé.
Alors, si l’on ne s’en soucie pas suffisamment, l’optimisation de la
facturation des composants SaaS peut rendre aveugle : on risque de
bâtir un système métissé dont la complexité est ingérable. Auprès
de quels prestataires SaaS se tourner si le SI dispersé ne fonctionne
pas correctement ? Pour se ménager une possibilité de maîtriser ces
risques, il faudra prendre quelques dispositions :
• probablement limiter le nombre de prestataires SaaS ou celui des
souches techniques mises en œuvre ;
• intégrer la problématique de l’interopérabilité dans les contrats
de services SaaS ;
• opter pour des standards, des labels, etc.
LE PROJET WEB 2.0
Le projet Web 2.0 est d’abord et avant tout un projet. Il ne faudrait
pas imaginer que le fait qu’il concerne le Web 2.0 n’en fasse pas un
projet à part entière. Il est défini par sa durée, ses objectifs et ses
ressources, comme tout projet qui se respecte. Pourtant, quelque
chose semble avoir changé. En quoi pourrait-on distinguer le projet
Web 2.0 ? C’est ce que cette partie va permettre de préciser en pointant des aspects saillants.
Le projet Web 2.0 est piloté par les usages : ses objectifs portent
moins sur les technologies et les fonctionnalités que sur les usages,
nouveaux ou non, qu’offrira la réalisation.
Nous observerons quelques incidences sur l’organisation du projet, sur
les questions de gouvernance que cette primauté des usages soulève.
Nous poursuivrons en détaillant quelques aspects architecturaux
concernés.
