Le Web 2.0 en entreprise 165
© Groupe Eyrolles
peut utiliser de véritables applications. Pour disposer d’une plateforme Web, l’entreprise nécessite un bon accès réseau avec du
débit, de la sécurité, un bon contrat de service et des navigateurs
dans les postes de travail.
Une industrialisation
Le Web 2.0 naît de l’usage, parfois d’un bricolage, d’un prototype,
d’un mashup convaincant par la nouvelle expérience qu’il autorise.
Mais ce n’est pas parce que cela fonctionne que la performance sera
au rendez-vous et que les utilisateurs bénéficieront d’une bonne
qualité de service. À l’artisanat 2.0 doit succéder une industrialisation 2.0. Ce sont essentiellement des travaux sur l’infrastructure. Ils
traitent le socle et ne sont pas perceptibles pour l’utilisateur en
dehors d’un service rendu sans accroc.
Au moindre dysfonctionnement, ce sont tous les clients qui peuvent
subir des dommages. Le prestataire SaaS est donc acculé au maximum de qualité. Une offre qui ne serait pas industrielle ne peut être
SaaS. On peut en juger aux références du fournisseur, aux tests de
performance qu’il présentera et au bouche-à-oreille. Le réseau
social est un bon informateur !
Une personnalisation, un paramétrage
L’entreprise qui choisit de passer au SaaS a besoin que soient pris
en compte des éléments qui lui sont propres. Pas seulement au
niveau de l’identité visuelle, mais aussi par exemple dans ses règles
de gestion. La mise en œuvre effective d’une solution SaaS
commence donc par un pré-paramétrage. Cette opération est
d’autant plus rapide que la solution a vraiment été conçue pour le
modèle SaaS. Cette phase constitue même une prestation qui tend à
être de plus en plus régulièrement gratuite (les paramétrages ultérieurs demeurent payants).
Une territorialité
Si les données conservées par l’entreprise ne doivent pas quitter le
territoire national, pour répondre par exemple à des exigences légales françaises de la CNIL, le contrat SaaS en doit stipuler expressément le respect.
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