160 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
• pointer les accumulations sur un unique tag qui mériterait d’être
démultiplié par plusieurs tags plus précis ;
• réduire la dispersion en regroupant les utilisations uniques d’un
tag. Un tag utilisé une seule fois n’apporte pas beaucoup d’informations.
Évaluations
Si le choix des tags est confié à des utilisateurs constitués en
communauté de spécialistes dans l’entreprise, leur collaboration
produira une folksonomie d’expert. En revanche, si tous les collaborateurs de l’entreprise sont invités à participer, la folksonomie sera
« ouverte ». La première sera très pertinente et professionnelle. La
précision de la seconde sera peut-être moindre. Si on pouvait créer
les deux, leur différence permettrait certainement de mesurer
l’acquisition de certains savoirs dans l’entreprise.
Une folksonomie peut représenter le meilleur comme le pire en
termes de catégorisation de l'information au sein de l’entreprise.
Elle peut être imprécise, ambiguë et même pervertie. Elle peut aussi
être développée avec rigueur, précision et contrôle. Cela signifie
tout simplement qu’on ne laisse pas un dispositif créateur de folksonomie aller à vau-l’eau. Une mauvaise folksonomie traduit sa
mauvaise gouvernance.
La folksonomie rend compte plus de la popularité que de la pertinence des notions qu’elle manipule. Puisque chaque tag doit
pouvoir renvoyer à un ou des contenus, il est choisi pour sa valeur
évocatrice, à l’instar d’un symbole, et moins pour son pouvoir
analytique. Il faut encourager les utilisateurs à organiser les informations dans leur propre intérêt. Une folksonomie bien utilisée
converge naturellement vers la qualité. Une mauvaise folksonomie
sera en revanche vite délaissée.
Cas d’étude
Un travail très intéressant est actuellement conduit au Met, le Metropolitan Museum of Art de New York, avec le projet Steve
1
. La documentation sur les collections, qui, traditionnellement, est confiée
exclusivement à des historiens de l’art, fait l’objet d’un certain
1. http://www.steve.museum/
© Groupe Eyrolles
• pointer les accumulations sur un unique tag qui mériterait d’être
démultiplié par plusieurs tags plus précis ;
• réduire la dispersion en regroupant les utilisations uniques d’un
tag. Un tag utilisé une seule fois n’apporte pas beaucoup d’informations.
Évaluations
Si le choix des tags est confié à des utilisateurs constitués en
communauté de spécialistes dans l’entreprise, leur collaboration
produira une folksonomie d’expert. En revanche, si tous les collaborateurs de l’entreprise sont invités à participer, la folksonomie sera
« ouverte ». La première sera très pertinente et professionnelle. La
précision de la seconde sera peut-être moindre. Si on pouvait créer
les deux, leur différence permettrait certainement de mesurer
l’acquisition de certains savoirs dans l’entreprise.
Une folksonomie peut représenter le meilleur comme le pire en
termes de catégorisation de l'information au sein de l’entreprise.
Elle peut être imprécise, ambiguë et même pervertie. Elle peut aussi
être développée avec rigueur, précision et contrôle. Cela signifie
tout simplement qu’on ne laisse pas un dispositif créateur de folksonomie aller à vau-l’eau. Une mauvaise folksonomie traduit sa
mauvaise gouvernance.
La folksonomie rend compte plus de la popularité que de la pertinence des notions qu’elle manipule. Puisque chaque tag doit
pouvoir renvoyer à un ou des contenus, il est choisi pour sa valeur
évocatrice, à l’instar d’un symbole, et moins pour son pouvoir
analytique. Il faut encourager les utilisateurs à organiser les informations dans leur propre intérêt. Une folksonomie bien utilisée
converge naturellement vers la qualité. Une mauvaise folksonomie
sera en revanche vite délaissée.
Cas d’étude
Un travail très intéressant est actuellement conduit au Met, le Metropolitan Museum of Art de New York, avec le projet Steve
1
. La documentation sur les collections, qui, traditionnellement, est confiée
exclusivement à des historiens de l’art, fait l’objet d’un certain
1. http://www.steve.museum/
