108 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
toujours possible de commencer par des documents qui n’y sont
pas sensibles.
Un autre critère de choix, nous l’avons vu plus haut, est de s’assurer
que les données ne sont pas bloquées dans la suite collaborative.
Pour cela, la meilleure façon de procéder consiste à faire la matrice
d’interopérabilité pour juger le plus objectivement possible de la
meilleure solution.
Cas d’étude
Il s’agit de profiter de la refonte du poste de travail pour passer au
travail collaboratif. Aujourd’hui, la refonte du poste de travail est un
projet Web 2.0. Il inclut la question de la suite bureautique. Doit-on
poursuivre avec la même, dans la très grande majorité des cas
Microsoft Office, ou bien doit-on opter pour une autre solution ? Si
on met en parallèle les offres existantes avec les nouvelles offres
Web 2.0, cela donne trois grandes familles à envisager : les suites
historiques des éditeurs, les suites libres du monde de l’Open
Source et dorénavant les suites collaboratives.
L’expérience nous enseigne que les suites bureautiques font partie
du patrimoine informatique depuis longtemps et qu’il est très difficile d’en changer. Les habitudes de tous les collaborateurs impriment une demande de stabilité que confirme aussi le poids du
fonds documentaire dont les fichiers ont des formats liés à la solution utilisée.
Le choix d’une nouvelle suite est très engageant pour toute l’entreprise, tout son personnel, son passé documentaire et son présent en
termes d’utilisation. En cas de changement, quels sont les postes
principaux impactés ?
• le capital informationnel, qui se mesurait en mètres linéaires
d’archives et désormais de plus en plus en nombre de CD ;
• la formation du personnel, la fonction support ;
• les achats (licences, maintenance) ;
• l’archivage, la conservation et la pérennisation (processus, standards).
Compte tenu de ces impacts qui ne sont pas des moindres et aussi
du fait que très souvent, la solution qui a cours dans l’entreprise a
Précédent

- 118/258

Suivant