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Chapitre 2 : Modélisations linéaires d’un dipôle
• Dans un domaine où sa caractéristique est linéaire, on peut représenter un générateur réel par
le modèle de Thévenin (E, R) ou par le modèle de Norton (η, R) équivalent :
E est la force électromotrice (fém) du générateur en volt (V) et R sa résistance interne en ohm (Ω).
• Dans un domaine où sa caractéristique est linéaire, on peut représenter un récepteur réel par
le modèle de Thévenin (E′, R′) équivalent :
E′ est la force contre-électromotrice (fcém) du récepteur en volt (V) et R′ sa résistance interne
en ohm (Ω).
(Formellement, un générateur (E, R) est équivalent à un récepteur (E′ = – E, R′ = R) et vice
versa.)
Mise en œuvre
Comment appliquer les lois de Kirchhoff à un circuit ramifié ?
Lorsqu’un circuit est constitué de plusieurs mailles, l’écriture systématique des lois de Kirchhoff conduit
généralement à un excès d’information. Comment être sûr de n’écrire que des relations nécessaires ?
➜ Savoir faire
E
R
i
u = E – R i
E = R h
η
i = η – G u
R
⇔
u
E′
R′
i
u = E ′ + R ′ i
η′
R ′
i = – η′ + G ′ u
⇔
u
E ¢ = R ¢h ¢
Méthode n° 1
– Dénombrer les nœuds (n) et les mailles indépendantes (m) dans le circuit.
— Écrire (n – 1) lois des nœuds entre les intensités. Le dernier nœud conduit à une relation
redondante. (Le nœud inutilisé est indifférent.)
˜ Écrire (m) lois des mailles. (Des mailles sont indépendantes si elles comportent chacune un
dipôle que ne comportent pas les autres.)
™ Injecter les caractéristiques des dipôles dans les lois des mailles, de façon à n’obtenir que
des relations entre les intensités (et les grandeurs caractéristiques des dipôles).
š Résoudre le système constitué de b équations dont les b intensités sont les inconnues.
En écrivant toutes ou certaines de ces équations sans précaution, on risque de « tourner en rond » ou
d’aboutir à « 0 = 0 ».
KA_MPSI.book Page 44 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
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