“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 66 — #89
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Paléoclimatologie
Fig. 2.6 – La calotte eurasienne à diverses époques du passé. Chaque carte, centrée sur l’Oural, représente la même région du nord de l’Eurasie mais à différentes
époques. L’extension de la calotte a été déterminée à partir de données géomorphologiques. Au Saalien (précédent maximum glaciaire, âge > 140 ka), la calotte
était particulièrement étendue vers le sud atteignant presque l’extension maximum
du Quaternaire. On note l’existence de lobes (du Dnieper au Saalien et du Don
pour l’extension maximum). Ces lobes résultent peut-être d’événements ponctuels,
appelés « surges », pendant lesquels des glaciers ou fleuves de glace s’écoulent très rapidement. Une langue de glace se forme alors, qui disparaît ensuite, car son altitude
basse la rend sensible à l’ablation. On remarque qu’au début de la période glaciaire
(90 ka), la calotte est imposante à l’Est et restreinte à l’Ouest sur la Scandinavie.
Au dernier maximum glaciaire, la situation est inversée. Noter qu’entre chaque période représentée ici, il y a eu des épisodes relativement déglacés, avec disparition
de la calotte située sur la mer de Barents et séparation en deux calottes. Adapté de
Svendsen et al. 2004.
d’estimer l’extension et la dynamique des anciennes calottes (EPILOG, 2002 ;
QUEEN, Svendsen et al., 2004).
À partir d’inversion de données du niveau des mers relatif (RSL) et d’observations du rebond isostatique encore observé, il est également possible
d’estimer la charge de glace qui a produit ces variations isostatiques, et donc
l’épaisseur des calottes. Cette approche a surtout été utilisée pour le Dernier
Maximum glaciaire et la dernière déglaciation (Peltier, 2004 ; Clark, 2002 ;
Lambeck et al. 2006).
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Paléoclimatologie
Fig. 2.6 – La calotte eurasienne à diverses époques du passé. Chaque carte, centrée sur l’Oural, représente la même région du nord de l’Eurasie mais à différentes
époques. L’extension de la calotte a été déterminée à partir de données géomorphologiques. Au Saalien (précédent maximum glaciaire, âge > 140 ka), la calotte
était particulièrement étendue vers le sud atteignant presque l’extension maximum
du Quaternaire. On note l’existence de lobes (du Dnieper au Saalien et du Don
pour l’extension maximum). Ces lobes résultent peut-être d’événements ponctuels,
appelés « surges », pendant lesquels des glaciers ou fleuves de glace s’écoulent très rapidement. Une langue de glace se forme alors, qui disparaît ensuite, car son altitude
basse la rend sensible à l’ablation. On remarque qu’au début de la période glaciaire
(90 ka), la calotte est imposante à l’Est et restreinte à l’Ouest sur la Scandinavie.
Au dernier maximum glaciaire, la situation est inversée. Noter qu’entre chaque période représentée ici, il y a eu des épisodes relativement déglacés, avec disparition
de la calotte située sur la mer de Barents et séparation en deux calottes. Adapté de
Svendsen et al. 2004.
d’estimer l’extension et la dynamique des anciennes calottes (EPILOG, 2002 ;
QUEEN, Svendsen et al., 2004).
À partir d’inversion de données du niveau des mers relatif (RSL) et d’observations du rebond isostatique encore observé, il est également possible
d’estimer la charge de glace qui a produit ces variations isostatiques, et donc
l’épaisseur des calottes. Cette approche a surtout été utilisée pour le Dernier
Maximum glaciaire et la dernière déglaciation (Peltier, 2004 ; Clark, 2002 ;
Lambeck et al. 2006).
