“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 370 — #393
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Paléoclimatologie
Fig. 10.3 – Anomalies annuelles de la température de surface de l’air au-dessus
des continents entre 1850 et 2005 par rapport à la moyenne 1961-1990 obtenues par
différentes reconstructions (source : IPCC, 2007 [15]).
changements de circulation atmosphérique et océanique. Par exemple, il est
fort probable que le refroidissement observé au printemps au-dessus du Canada soit dû à un renforcement de l’oscillation nord atlantique. Les différences
saisonnières répertoriées depuis 1979 sont encore plus marquées que celles du
dernier siècle. À titre d’exemple, au printemps, les augmentations de température les plus fortes sont observées dans les régions continentales de l’Asie,
alors que dans le nord de l’Europe et en Amérique du Nord, le réchauffement
le plus important se produit préférentiellement en hiver, et en automne, pour
le sud du Groenland. Mais les différences de températures moyennes d’une
année à l’autre ne sont pas significatives pour évaluer les tendances climatiques à long terme. Même au cours des périodes de réchauffement marqué,
certaines années sont plus froides que les précédentes, comme l’année 1998
par exemple, ou plus récemment, l’année 2008. Celle-ci a été affectée par un
événement, La Niña- qui a conduit à une baisse temporaire de la température
moyenne globale - et par une activité solaire plus faible. Sans le réchauffement
anthropique, ces deux éléments auraient dû faire de 2008 l’une des années les
plus froides depuis le début de l’ère instrumentale, alors qu’elle a été répertoriée comme la neuvième année la plus chaude. Ceci renforce le fait que la
tendance à long terme au réchauffement est sans équivoque.
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