“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 371 — #394
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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10.1.3 Évolution de la température dans la troposphère
Le quatrième rapport du GIEC paru en 2007 (IPCC, 2007 [15]) signalait
une incertitude persistante quant aux tendances depuis 1979 de la température
dans la moyenne atmosphère. En effet, la plupart des données disponibles issues des radiosondes et des mesures satellites indiquait un réchauffement plus
faible dans la haute troposphère tropicale (entre 10 et 15 km d’altitude) que
celui enregistré à la surface, alors que les modèles climatiques prévoyaient tous
une amplification du réchauffement de surface dans cette zone atmosphérique.
Cette différence apparente entre données et résultats numériques a été amplement reprise pour souligner l’incohérence entre données observationnelles
et modèles. D’aucuns n’ont d’ailleurs pas hésité à se servir de cet exemple
pour remettre en cause l’effet des activités anthropiques sur le climat, allant
même jusqu’à nier le réchauffement actuel. Mais des analyses plus approfondies ont révélé que les observations sur lesquelles était basée cette controverse,
étaient sujettes à caution, notamment en raison du fait que les mesures ne tenaient pas compte de la variabilité climatique interannuelle. Depuis lors, les
chercheurs ont ré-analysé ces mesures avec des techniques plus rigoureuses
(Allen et Sherwood, 2008 [1]). Les nouvelles estimations tirées de ces observations montrent un réchauffement supérieur à celui indiqué précédemment, et
ce nouvel ensemble d’estimations, plus vaste, encadre désormais les tendances
prévues par les modèles, dissipant ainsi toute préoccupation exprimée en 2007
dans le quatrième rapport du GIEC.
10.1.4 Précipitations et bilan hydrique
Si l’augmentation des températures moyennes de surface constitue l’une
des manifestations les plus évidentes du changement climatique en cours, la
modification des caractéristiques des précipitations apparaît comme un phénomène tout aussi important. Le terme de précipitation désigne toutes les
eaux météoriques qui tombent à la surface de la Terre sous forme d’eau liquide (pluie, bruine, averses) ou solide (neige, grêle, grésil). La formation des
précipitations nécessite la condensation de la vapeur d’eau autour de ce que
l’on appelle des noyaux de condensation, qui permettent aux molécules d’eau
de s’agréger entre elles. C’est le phénomène de coalescence. La condensation
ne se produit que lorsque la quantité de vapeur d’eau par unité de volume
excède une valeur seuil, appelée valeur à saturation. Celle-ci est une fonction croissante de la température. Les différents épisodes de précipitations se
distinguent par leur intensité, leur durée, leur fréquence, et par le type de
précipitation (stratiformes, comme celles causées par les dépressions sous nos
latitudes moyennes, ou convectives à l’origine des orages, des cyclones tropicaux ou des pluies abondantes dans la zone de convergence intertropicale).
Ces caractéristiques dépendent en grande partie de la température locale et
de la situation météorologique (vitesse et direction des vents, pression, taux
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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10.1.3 Évolution de la température dans la troposphère
Le quatrième rapport du GIEC paru en 2007 (IPCC, 2007 [15]) signalait
une incertitude persistante quant aux tendances depuis 1979 de la température
dans la moyenne atmosphère. En effet, la plupart des données disponibles issues des radiosondes et des mesures satellites indiquait un réchauffement plus
faible dans la haute troposphère tropicale (entre 10 et 15 km d’altitude) que
celui enregistré à la surface, alors que les modèles climatiques prévoyaient tous
une amplification du réchauffement de surface dans cette zone atmosphérique.
Cette différence apparente entre données et résultats numériques a été amplement reprise pour souligner l’incohérence entre données observationnelles
et modèles. D’aucuns n’ont d’ailleurs pas hésité à se servir de cet exemple
pour remettre en cause l’effet des activités anthropiques sur le climat, allant
même jusqu’à nier le réchauffement actuel. Mais des analyses plus approfondies ont révélé que les observations sur lesquelles était basée cette controverse,
étaient sujettes à caution, notamment en raison du fait que les mesures ne tenaient pas compte de la variabilité climatique interannuelle. Depuis lors, les
chercheurs ont ré-analysé ces mesures avec des techniques plus rigoureuses
(Allen et Sherwood, 2008 [1]). Les nouvelles estimations tirées de ces observations montrent un réchauffement supérieur à celui indiqué précédemment, et
ce nouvel ensemble d’estimations, plus vaste, encadre désormais les tendances
prévues par les modèles, dissipant ainsi toute préoccupation exprimée en 2007
dans le quatrième rapport du GIEC.
10.1.4 Précipitations et bilan hydrique
Si l’augmentation des températures moyennes de surface constitue l’une
des manifestations les plus évidentes du changement climatique en cours, la
modification des caractéristiques des précipitations apparaît comme un phénomène tout aussi important. Le terme de précipitation désigne toutes les
eaux météoriques qui tombent à la surface de la Terre sous forme d’eau liquide (pluie, bruine, averses) ou solide (neige, grêle, grésil). La formation des
précipitations nécessite la condensation de la vapeur d’eau autour de ce que
l’on appelle des noyaux de condensation, qui permettent aux molécules d’eau
de s’agréger entre elles. C’est le phénomène de coalescence. La condensation
ne se produit que lorsque la quantité de vapeur d’eau par unité de volume
excède une valeur seuil, appelée valeur à saturation. Celle-ci est une fonction croissante de la température. Les différents épisodes de précipitations se
distinguent par leur intensité, leur durée, leur fréquence, et par le type de
précipitation (stratiformes, comme celles causées par les dépressions sous nos
latitudes moyennes, ou convectives à l’origine des orages, des cyclones tropicaux ou des pluies abondantes dans la zone de convergence intertropicale).
Ces caractéristiques dépendent en grande partie de la température locale et
de la situation météorologique (vitesse et direction des vents, pression, taux
