“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 368 — #391
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Paléoclimatologie
Si l’ozone est également un gaz à effet de serre, il n’est pas émis directement, mais se forme à partir de réactions photochimiques faisant intervenir
d’autres gaz précurseurs d’origine naturelle et anthropique. Son rôle sur le bilan radiatif dépend de l’altitude à laquelle se produisent les modifications de
sa concentration, celles-ci variant spatialement. De plus, une fois formé, son
temps de résidence dans l’atmosphère est très court, contrairement aux gaz à
effet de serre précédemment cités. C’est pourquoi il est plus difficile d’établir
précisément son rôle dans le bilan radiatif.
Outre la production de gaz à effet de serre, les activités humaines produisent également des aérosols. Ceux-ci peuvent agir sur le forçage radiatif
de manière directe, en absorbant ou en réfléchissant les radiations solaires et
infrarouges. Certains d’entre eux apportent une contribution négative au forçage radiatif, d’autres une contribution positive. Enfin, les aérosols peuvent
agir de manière indirecte en modifiant les propriétés de réflectivité des nuages.
Si l’on considère l’ensemble de tous les types d’aérosols, la contribution globale
reste négative.
L’ensemble des activités anthropiques contribue néanmoins à une augmentation du forçage radiatif depuis le début de l’ère industrielle estimée à
1,66 W/m
2 selon le quatrième rapport du GIEC (IPCC, 2007 [15]).
Les principales composantes impliquées dans le changement climatique
sont résumées sur la Figure 10.2.
10.1.2 Évolution de la température de surface
Les observations instrumentales effectuées depuis plus de 150 ans montrent
une élévation globale de la température à la surface de la Terre (Fig. 10.3).
Selon la synthèse présentée dans le quatrième rapport du GIEC (IPCC,
2007 [15]), celle-ci aurait augmenté en moyenne de 0,74 ± 0,18
◦ C au cours du
dernier siècle, soit une augmentation de 0,07 ± 0,02
◦ C par décennie. Cette
augmentation n’a toutefois pas été stable au cours du temps. En effet, les observations mettent en évidence deux phases de réchauffement : l’une de 1910 à
1940 environ (0,35
◦ C), l’autre, plus conséquente, depuis 1970 (0,55
◦ C), avec
toutefois un léger refroidissement entre 1940 et 1970 (0,1
◦ C). Depuis 1850,
c’est-à-dire sur toute la période couverte par les données instrumentales, les
années 2001 à 2010 apparaissent parmi les dix années les plus chaudes, avec
un record avéré pour les années 2005 et 2010.
Les valeurs mentionnées ci-dessus correspondent bien évidemment à des
valeurs moyennes. Il existe, en réalité, de fortes disparités d’une région du
globe à l’autre, ainsi que de fortes disparités saisonnières. De manière générale, le réchauffement est amplifié dans les régions des hautes latitudes, ce qui
est essentiellement lié à l’effet d’albédo induit par la diminution de la couverture neigeuse. De plus, les continents se réchauffent beaucoup plus vite que
les océans du fait de l’inertie thermique de ces derniers mais aussi du fait des
changements d’évaporation. Sur la période du dernier siècle, le réchauffement
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