“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 332 — #355
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Paléoclimatologie
Fig. 9.5 – Évolution de la végétation issue de données pollinique pour différents
sites en Afrique couvrant le transect entre le Sahara à 21
◦ N et la zone guinéocongolaise au sud. Cette figure montre que les principales transitions ne sont pas
synchrones entre les différents sites (courtoisie d’Anne-Marie Lézine).
peuvent pas être généralisées à la planète entière. À partir de jeux de données plus complets, plusieurs études ont confirmé que plusieurs régions de
l’hémisphère nord avait connu des conditions plus chaudes pendant les xi
e et
xii
e siècles. Mais plusieurs régions ne montrent pas cet optimum, ou bien le
placent à des moments différents de l’histoire. Par exemple, il semblerait que
même si l’été était chaud à cette époque, les hivers étaient souvent très rudes
en Europe de l’Ouest jusqu’en 1170. Ces contradictions apparentes sont probablement dues à un faible nombre d’observations, qui sera peut-être comblé
dans le futur avec les nouveaux programmes de reconstructions climatiques.
En attendant, il ne faut pas exclure que cet Optimum climatique médiéval
soit un phénomène purement régional. Il ne représente pas non plus un analogue direct avec le réchauffement en cours, puisqu’il n’est pas associé à une
augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre.
9.2.3 Le Petit Âge de glace
L’Optimum climatique médiéval s’est interrompu au début du xv
e siècle,
par l’arrivée du Petit Âge de glace, qui s’est installé jusqu’en 1850. Ici encore,
il n’y a pas de date précise du début de cette période : les Scandinaves ont vu
un refroidissement dès la fin du xix
e , alors qu’en France, la dégradation du
temps se fait sentir vers 1430 (Bradley, 1999 [6] ; Le Roy Ladurie, 1967 [28]).
Ce Petit Âge de glace correspond en France à une avancée de glaciers alpins,
des hivers très rudes et des successions d’étés pourris. Par exemple, le glacier
des Bossons, près de Chamonix, descendit 1 000 mètres plus bas qu’il ne l’est à
l’heure actuelle. Bien que potentiellement biaisée par les courants artistiques
de l’époque, l’étude des gravures et tableaux anciens montre une différence
saisissante avec la période présente. Les refroidissements les plus forts sont
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Paléoclimatologie
Fig. 9.5 – Évolution de la végétation issue de données pollinique pour différents
sites en Afrique couvrant le transect entre le Sahara à 21
◦ N et la zone guinéocongolaise au sud. Cette figure montre que les principales transitions ne sont pas
synchrones entre les différents sites (courtoisie d’Anne-Marie Lézine).
peuvent pas être généralisées à la planète entière. À partir de jeux de données plus complets, plusieurs études ont confirmé que plusieurs régions de
l’hémisphère nord avait connu des conditions plus chaudes pendant les xi
e et
xii
e siècles. Mais plusieurs régions ne montrent pas cet optimum, ou bien le
placent à des moments différents de l’histoire. Par exemple, il semblerait que
même si l’été était chaud à cette époque, les hivers étaient souvent très rudes
en Europe de l’Ouest jusqu’en 1170. Ces contradictions apparentes sont probablement dues à un faible nombre d’observations, qui sera peut-être comblé
dans le futur avec les nouveaux programmes de reconstructions climatiques.
En attendant, il ne faut pas exclure que cet Optimum climatique médiéval
soit un phénomène purement régional. Il ne représente pas non plus un analogue direct avec le réchauffement en cours, puisqu’il n’est pas associé à une
augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre.
9.2.3 Le Petit Âge de glace
L’Optimum climatique médiéval s’est interrompu au début du xv
e siècle,
par l’arrivée du Petit Âge de glace, qui s’est installé jusqu’en 1850. Ici encore,
il n’y a pas de date précise du début de cette période : les Scandinaves ont vu
un refroidissement dès la fin du xix
e , alors qu’en France, la dégradation du
temps se fait sentir vers 1430 (Bradley, 1999 [6] ; Le Roy Ladurie, 1967 [28]).
Ce Petit Âge de glace correspond en France à une avancée de glaciers alpins,
des hivers très rudes et des successions d’étés pourris. Par exemple, le glacier
des Bossons, près de Chamonix, descendit 1 000 mètres plus bas qu’il ne l’est à
l’heure actuelle. Bien que potentiellement biaisée par les courants artistiques
de l’époque, l’étude des gravures et tableaux anciens montre une différence
saisissante avec la période présente. Les refroidissements les plus forts sont
