“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 4 — #27
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Paléoclimatologie
Fig. 1.1 – Perturbation de l’équilibre radiatif entre l’actuel et le Dernier Maximum
glaciaire et le rôle des paramètres orbitaux, des variations de CO2, CH4, N2O, du
contenu des poussières minérales et des modifications de la couvertures de glace et
de la végétation (d’après IPCC, 2007, Chapitre 6).
1.1.3 Les processus déterminant la composition
de l’atmosphère
La composition de l’atmosphère est déterminée par de nombreux processus
atmosphériques et par des interactions avec les autres composants des systèmes climatiques (océan, biosphère terrestre. . . ). L’archive glaciaire donne
accès à de nombreuses caractéristiques chimiques (contenu en gaz, en aérosols. . . ) de l’atmosphère de notre planète. Mais pour comprendre l’évolution
de ces composants au cours du dernier million d’années, il a fallu utiliser de
nombreuses autres archives. Le CO 2 atmosphérique est un bon exemple d’interaction entre différents réservoirs : comprendre l’évolution du CO 2 dans l’atmosphère, c’est aussi se pencher sur les échanges entre le réservoir atmosphérique, la biosphère terrestre, l’océan et les réservoirs sédimentaires et rocheux.
D’autres archives, comme les archives sédimentaires marines et continentales,
ont largement aidé à contraindre ces échanges. Elles permettent d’expliquer
en partie les variations observées du CO 2 mais aussi celles d’autres composés. Enfin, le développement de modèles de divers niveaux de complexité (du
modèle conceptuel au modèle couplé climat-carbone) a permis de mettre en
exergue les mécanismes en jeu, exploitant au mieux l’entrecroisement des données disponibles.
Si les informations des archives glaciaires concernant les gaz à effet de serre
ont une signification quasi-planétaire, ce n’est en général pas le cas pour les
aérosols retrouvés dans la glace. En effet, à l’exception du cas très particulier
de l’aérosol de sulfate, formé dans la stratosphère suite à une injection volcanique de SO 2 , dont le temps de séjour dans ces hautes couches de l’atmosphère
atteint deux à trois ans, dans les basses couches de l’atmosphère, l’aérosol ne
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