“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 5 — #28
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1. Biogéochimie du système climatique...
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séjourne que quelques jours, voire semaines, et son archivage dans la glace
ne donne accès qu’à une information à caractère régional. D’autres archives,
comme les archives sédimentaires marines ou continentales peuvent ici aider
à spatialiser la variabilité des aérosols pour d’autres parties du globe.
Dans ce chapitre, nous détaillons d’abord comment les archives glaciaires
d’une part, sédimentaires marines et continentales d’autre part ont permis
de reconstruire l’évolution de la biogéochimie du système climatique au cours
du dernier million d’années. Nous montrerons ensuite, en nous intéressant à
différents grands cycles biogéochimiques (CO 2 , CH 4 , N, S. . . ) comment les
scientifiques expliquent aujourd’hui cette évolution et quelles sont certaines
des questions toujours en suspens.
1.2 Reconstitution de la composition
de l’atmosphère et de la productivité
des biosphères marine et continentale
au Quaternaire
1.2.1 Les archives glaciaires permettent de reconstituer
la composition de l’atmosphère au cours
des derniers 800 ka
Les calottes glaciaires actuelles, au Groenland et en Antarctique, représentent une accumulation de glace sur plusieurs dizaines, voire centaines de
milliers d’années. Cette glace a enregistré les conditions et événements du
passé : variations climatiques, modifications de la composition de l’atmosphère, éruptions volcaniques, entrée dans l’Anthropocène. . . Dès les années
1960, plusieurs scientifiques ont compris l’intérêt des calottes polaires comme
potentielles archives environnementales et climatiques. Les premières analyses
conduites par le pionnier américano-norvégien Per Frederik Scholander sur la
glace d’icebergs au large du Groenland ne furent hélas pas concluantes. Les
premières campagnes de forage au cœur des inlandsis sont alors entreprises,
au Groenland d’abord, en Antarctique ensuite.
1.2.1.1 Une succession de forages a permis de remonter
dans le temps (Fig. 1.2)
Le premier forage a été réalisé en 1966 par les Américains dans la partie
nord-ouest du Groenland (Camp Century). Une carotte de glace de 1 390 m a
été récupérée et on a évalué qu’elle couvrait les 100 000 dernières années. En
1968, la même équipe s’est attaquée à la calotte antarctique : à la station Byrd
(Antarctique de l’Ouest), le socle rocheux est atteint à plus de 2 000 m de profondeur, mais la carotte ne représentait seulement que 80 ka d’enregistrement
climatique.
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1. Biogéochimie du système climatique...
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séjourne que quelques jours, voire semaines, et son archivage dans la glace
ne donne accès qu’à une information à caractère régional. D’autres archives,
comme les archives sédimentaires marines ou continentales peuvent ici aider
à spatialiser la variabilité des aérosols pour d’autres parties du globe.
Dans ce chapitre, nous détaillons d’abord comment les archives glaciaires
d’une part, sédimentaires marines et continentales d’autre part ont permis
de reconstruire l’évolution de la biogéochimie du système climatique au cours
du dernier million d’années. Nous montrerons ensuite, en nous intéressant à
différents grands cycles biogéochimiques (CO 2 , CH 4 , N, S. . . ) comment les
scientifiques expliquent aujourd’hui cette évolution et quelles sont certaines
des questions toujours en suspens.
1.2 Reconstitution de la composition
de l’atmosphère et de la productivité
des biosphères marine et continentale
au Quaternaire
1.2.1 Les archives glaciaires permettent de reconstituer
la composition de l’atmosphère au cours
des derniers 800 ka
Les calottes glaciaires actuelles, au Groenland et en Antarctique, représentent une accumulation de glace sur plusieurs dizaines, voire centaines de
milliers d’années. Cette glace a enregistré les conditions et événements du
passé : variations climatiques, modifications de la composition de l’atmosphère, éruptions volcaniques, entrée dans l’Anthropocène. . . Dès les années
1960, plusieurs scientifiques ont compris l’intérêt des calottes polaires comme
potentielles archives environnementales et climatiques. Les premières analyses
conduites par le pionnier américano-norvégien Per Frederik Scholander sur la
glace d’icebergs au large du Groenland ne furent hélas pas concluantes. Les
premières campagnes de forage au cœur des inlandsis sont alors entreprises,
au Groenland d’abord, en Antarctique ensuite.
1.2.1.1 Une succession de forages a permis de remonter
dans le temps (Fig. 1.2)
Le premier forage a été réalisé en 1966 par les Américains dans la partie
nord-ouest du Groenland (Camp Century). Une carotte de glace de 1 390 m a
été récupérée et on a évalué qu’elle couvrait les 100 000 dernières années. En
1968, la même équipe s’est attaquée à la calotte antarctique : à la station Byrd
(Antarctique de l’Ouest), le socle rocheux est atteint à plus de 2 000 m de profondeur, mais la carotte ne représentait seulement que 80 ka d’enregistrement
climatique.
