“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 206 — #229
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206
Paléoclimatologie
acidification majeure (le pH descend à 6) et l’altération de la croûte océanique
devient un puits efficace de CO 2 , prolongeant la glaciation en s’opposant à la
croissance du CO 2 atmosphérique. Si ce processus est inclus, il apparaît que
même en 30 millions d’années, le CO 2 atmosphérique n’atteint pas le seuil de
déglaciation (Fig. 5.13)
0.3
0.4
0.5
0.2
0.1
4
6
8
30
20
10
0
seuil de déglaciation
CO atmosphérique (bar)
2
pH de l'eau de mer
durée de la glaciation "boule de neige"
(millions d'années)
Fig. 5.13 – Évolution de la teneur en CO2 dans l’atmosphère et du pH dans l’océan
pendant une glaciation globale, en supposant l’existence d’un contact entre l’océan
et l’atmosphère via des fractures dans la glace de mer.
Les études les plus récentes montrent ainsi qu’un écueil important de l’hypothèse de la Terre « boule de neige » est la compréhension des conditions
de sa fonte. Néanmoins, des processus pouvant réduire la durée de la glaciation n’ont jamais été testés. À titre d’exemple, l’activité volcanique prolongée
pendant la glaciation a probablement conduit à l’accumulation de cendres sur
la glace, diminuant l’albédo de celle-ci, et donc le seuil de CO 2 requis pour
initier la déglaciation.
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