“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 205 — #228
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5. Le climat au Précambrien
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Fig. 5.12 – Simulation numérique de l’épaisseur de la glace continentale dans les
conditions néoprotérozoïques, à 280 ppmv de CO2.
que l’utilisation d’un GCM repousse encore ce seuil de déglaciation et que
0,29 bar doit être considéré comme une borne inférieure. Les raisons de cette
difficulté à faire fondre la Terre « boule de neige » sont multiples. Entre autres,
la sécheresse de l’atmosphère qui résulte des très basses températures limite
la formation des nuages d’altitude et donc l’effet de serre. De même, la quasi
absence de vapeur d’eau limite le réchauffement de la planète.
Pendant la phase glaciaire, le CO 2 s’accumule dans l’atmosphère. En effet,
la quasi disparition du cycle hydrologique n’autorise plus de pompage du CO 2
atmosphérique par l’altération continentale (Hoffman et al., 1998 [13]). Le
carbone s’accumule donc dans l’atmosphère via le dégazage volcanique. En
prenant le taux de dégazage actuel de 6,8 × 10
12 moles de CO 2 /an, il faut
8 millions d’années pour accumuler 0,29 bar de CO 2 dans l’atmosphère. Cette
durée est compatible avec les estimations de la durée de la Terre « boule de
neige » (Bodiselitsch et al., 2005 [1]). Néanmoins, elle ne vaut que si tous
les puits de carbone sont coupés pendant la glaciation. Ce n’est pas le cas,
puisque l’existence de glace fine autorise la présence de fracture à l’interface
océan-atmosphère. 3 000 km
2 de surface d’eau libre suffisent à assurer une
diffusion massive du CO 2 dans l’océan, assurant l’équilibre entre l’océan et
l’atmosphère (Le Hir et al., 2007 [20]). Dans ces conditions, l’océan subit une
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