“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 201 — #224
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5. Le climat au Précambrien
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Fig. 5.9 – Le super continent Rodinia, il y a environ 800 millions d’années.
ce qui favorise leur altération (Goddéris et al., 2003 [9]). C’est le cas en particulier de la province magmatique laurentienne (Donnadieu et al., 2004 [5]).
Les effets combinés de la baisse de la continentalité et de l’altération des surfaces basaltiques permettent au système de basculer en glaciation globale, en
amenant la glace de mer jusqu’aux latitudes de 30◦, limite à laquelle la rétroaction positive entre l’albédo, la couverture de glace et le refroidissement
s’emballe. Le CO 2 atmosphérique passe de plus de 1 800 ppmv il y a 800 Ma,
à l’époque de la Rodinia, à une valeur inférieure au seuil de glaciation globale,
soit 250 ppmv.
L’hypothèse tectonique de l’entrée en glaciation à deux avantages :
1. Elle permet d’expliquer la persistance de climats froids, même en dehors
des épisodes de « boules de neige » sur l’ensemble du Néoprotérozoïque,
aussi longtemps que les continents sont en configuration dispersée le
long de l’équateur. Cette configuration s’observe dans une fenêtre de
750 à 600 Ma (Torsvik et al., 2001 [29]) et inclut donc les deux épisodes
extrêmes.
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5. Le climat au Précambrien
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Fig. 5.9 – Le super continent Rodinia, il y a environ 800 millions d’années.
ce qui favorise leur altération (Goddéris et al., 2003 [9]). C’est le cas en particulier de la province magmatique laurentienne (Donnadieu et al., 2004 [5]).
Les effets combinés de la baisse de la continentalité et de l’altération des surfaces basaltiques permettent au système de basculer en glaciation globale, en
amenant la glace de mer jusqu’aux latitudes de 30◦, limite à laquelle la rétroaction positive entre l’albédo, la couverture de glace et le refroidissement
s’emballe. Le CO 2 atmosphérique passe de plus de 1 800 ppmv il y a 800 Ma,
à l’époque de la Rodinia, à une valeur inférieure au seuil de glaciation globale,
soit 250 ppmv.
L’hypothèse tectonique de l’entrée en glaciation à deux avantages :
1. Elle permet d’expliquer la persistance de climats froids, même en dehors
des épisodes de « boules de neige » sur l’ensemble du Néoprotérozoïque,
aussi longtemps que les continents sont en configuration dispersée le
long de l’équateur. Cette configuration s’observe dans une fenêtre de
750 à 600 Ma (Torsvik et al., 2001 [29]) et inclut donc les deux épisodes
extrêmes.
