“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 202 — #225
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Paléoclimatologie
Fig. 5.10 – La Rodinia disloquée vers 750 millions d’années.
2. Elle explique aussi pourquoi de telles glaciations globales ne se sont pas
produites dans les temps plus récents. Une configuration équatoriale
des continents, moteur de la glaciation globale, n’a jamais été réalisée
au cours du Phanérozoïque.
Un rôle possible de déstabilisation de clathrates (complexes formés de plusieurs molécules de méthane et présents actuellement dans certains sédiments
marins) a été évoqué pour expliquer l’entrée de la glaciation marinoenne et la
baisse du δ
13 C des sédiments carbonatés juste avant la glaciation (Fig. 5.8).
Cette hypothèse propose un accroissement ad hoc du dégazage de CH 4 en
provenance des sédiments juste avant la glaciation. Il en résulte une baisse de
δ
13 C de l’eau de mer et une augmentation du niveau de CH 4 atmosphérique.
Le réchauffement global qui s’en suit perturbe le paléothermostat, et le CO 2
est consommé plus rapidement par l’altération des silicates. Puis, le robinet
de méthane se referme pour des raisons qui restent à explorer, et le niveau de
CO 2 rémanent n’est plus suffisant pour empêcher le basculement en glaciation
globale.
Enfin, Pavlov et al. (2003) [24] suggèrent que les niveaux de méthane atmosphérique sont restés élevés pendant tout le Protérozoïque (100 à 300 ppmv)
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