“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 200 — #223
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200
Paléoclimatologie
δ
13
C des carbonates sédimentaires
Age (millions d'années)
Fig. 5.8 – Évolution du δ
13 C des carbonates sédimentaires à la fin du Protérozoïque.
Les deux bandes grisées figurent les glaciations supposées être totales.
sont en grande partie liée au fait que les cap carbonates sont en fait des dolomies et que la cinétique de précipitation de celles-ci reste encore partiellement
incomprise, mais semble être associée à des conditions générales d’anoxie et
probablement à une activité bactérienne réduisant les sulfates à l’interface
eau-sédiment.
5.3.5 L’entrée en glaciation
À l’aide de modèles couplant le climat et le cycle du carbone, Donnadieu
et al. (2004) [5] ont montré que l’entrée en glaciation était intimement liée à
la configuration continentales de la fin du Protérozoïque. À partir de 800 Ma,
le super continent Rodinia (Fig. 5.9), situé en position équatoriale commence
sa dislocation.
De nombreux épanchements basaltiques marquent le début du rifting. La
mise en place de ces surfaces basaltiques hautement altérables provoque un
accroissement de la consommation de CO 2 atmosphérique (Goddéris et al.,
2003 [9]). De plus, les blocs continentaux commencent leur dérive, mais restent confinés entre les latitudes 60
◦ S et 60
◦ N. La dislocation de la Rodinia
augmente l’apport d’humidité sur les continents, ce qui favorise l’altération
continentale. Cette altération augmente d’autant plus vite que de grandes
surfaces continentales sont situées dans la zone de convergence intertropicale
chaude et humide. La consommation de CO 2 s’accroît et la pression de CO 2
atmosphérique plonge. La seule dislocation de la Rodinia (Fig. 5.10) et l’augmentation de l’altération (Fig. 5.11) qui en résulte permettent d’expliquer une
diminution du forçage radiatif de 6,85 W/m
2 et un refroidissement global de
8
◦ C. À cet effet s’ajoute l’altération accrue des surfaces basaltiques fraîches
qui sont, elles aussi, amenées dans les zones climatiques chaudes et humides,
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Paléoclimatologie
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13
C des carbonates sédimentaires
Age (millions d'années)
Fig. 5.8 – Évolution du δ
13 C des carbonates sédimentaires à la fin du Protérozoïque.
Les deux bandes grisées figurent les glaciations supposées être totales.
sont en grande partie liée au fait que les cap carbonates sont en fait des dolomies et que la cinétique de précipitation de celles-ci reste encore partiellement
incomprise, mais semble être associée à des conditions générales d’anoxie et
probablement à une activité bactérienne réduisant les sulfates à l’interface
eau-sédiment.
5.3.5 L’entrée en glaciation
À l’aide de modèles couplant le climat et le cycle du carbone, Donnadieu
et al. (2004) [5] ont montré que l’entrée en glaciation était intimement liée à
la configuration continentales de la fin du Protérozoïque. À partir de 800 Ma,
le super continent Rodinia (Fig. 5.9), situé en position équatoriale commence
sa dislocation.
De nombreux épanchements basaltiques marquent le début du rifting. La
mise en place de ces surfaces basaltiques hautement altérables provoque un
accroissement de la consommation de CO 2 atmosphérique (Goddéris et al.,
2003 [9]). De plus, les blocs continentaux commencent leur dérive, mais restent confinés entre les latitudes 60
◦ S et 60
◦ N. La dislocation de la Rodinia
augmente l’apport d’humidité sur les continents, ce qui favorise l’altération
continentale. Cette altération augmente d’autant plus vite que de grandes
surfaces continentales sont situées dans la zone de convergence intertropicale
chaude et humide. La consommation de CO 2 s’accroît et la pression de CO 2
atmosphérique plonge. La seule dislocation de la Rodinia (Fig. 5.10) et l’augmentation de l’altération (Fig. 5.11) qui en résulte permettent d’expliquer une
diminution du forçage radiatif de 6,85 W/m
2 et un refroidissement global de
8
◦ C. À cet effet s’ajoute l’altération accrue des surfaces basaltiques fraîches
qui sont, elles aussi, amenées dans les zones climatiques chaudes et humides,
