“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 91 — #114
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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associé au continent ou au bloc géologique considéré, toujours dans l’hypothèse du champ magnétique dipolaire axial et centré : il s’agit donc d’un pôle
géomagnétique « virtuel » (VGP), puisque la référence est un bloc continental
dont la position passée n’est pas connue. Les positions successives des VGP
au cours du temps constituent le chemin de dérive apparente des pôles, le
continent étudié étant maintenu dans sa position actuelle. Le premier chemin
de dérive apparente (CDAP) sur une période de 600 Ma a été établi en 1954
par Creer et son équipe, à partir des mesures magnétiques effectuées sur des
échantillons prélevés dans des formations géologiques de Grande-Bretagne.
Les pôles magnétiques virtuels constituant le CDAP représentent, dans l’hypothèse d’un champ dipolaire axial centré, les positions successives de l’axe
de rotation de la Terre vues depuis le continent d’observation (Fig. 3.4). Dans
les années 1950 et 1960, l’existence d’un dipôle axial centré a été attaquée,
remettant en cause la signification des CDAP. En 1964, Irving a cependant pu
montrer à l’aide d’indicateurs climatiques que l’hypothèse d’un dipôle axial
centré était vérifiée. En effet, au tout premier ordre, le climat de la Terre est
fonction de l’ensoleillement. Il en résulte une répartition des différents indicateurs climatiques (par exemple, des évaporites pour les zones subtropicales,
des récifs coralliens pour les zones tropicales, des sédiments glaciaires aux
hautes latitudes) qui tend à être symétrique de part et d’autre de l’équateur.
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Fig. 3.4 – Le chemin de dérive apparente des pôles magnétiques de l’Inde (d’après
les données de Besse et Courtillot, 1991). L’âge du pôle magnétique (en Ma) est
indiqué. Les ellipses représentent l’incertitude (à 95 %) sur la position du pôle magnétique d’un âge donné.
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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associé au continent ou au bloc géologique considéré, toujours dans l’hypothèse du champ magnétique dipolaire axial et centré : il s’agit donc d’un pôle
géomagnétique « virtuel » (VGP), puisque la référence est un bloc continental
dont la position passée n’est pas connue. Les positions successives des VGP
au cours du temps constituent le chemin de dérive apparente des pôles, le
continent étudié étant maintenu dans sa position actuelle. Le premier chemin
de dérive apparente (CDAP) sur une période de 600 Ma a été établi en 1954
par Creer et son équipe, à partir des mesures magnétiques effectuées sur des
échantillons prélevés dans des formations géologiques de Grande-Bretagne.
Les pôles magnétiques virtuels constituant le CDAP représentent, dans l’hypothèse d’un champ dipolaire axial centré, les positions successives de l’axe
de rotation de la Terre vues depuis le continent d’observation (Fig. 3.4). Dans
les années 1950 et 1960, l’existence d’un dipôle axial centré a été attaquée,
remettant en cause la signification des CDAP. En 1964, Irving a cependant pu
montrer à l’aide d’indicateurs climatiques que l’hypothèse d’un dipôle axial
centré était vérifiée. En effet, au tout premier ordre, le climat de la Terre est
fonction de l’ensoleillement. Il en résulte une répartition des différents indicateurs climatiques (par exemple, des évaporites pour les zones subtropicales,
des récifs coralliens pour les zones tropicales, des sédiments glaciaires aux
hautes latitudes) qui tend à être symétrique de part et d’autre de l’équateur.
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Fig. 3.4 – Le chemin de dérive apparente des pôles magnétiques de l’Inde (d’après
les données de Besse et Courtillot, 1991). L’âge du pôle magnétique (en Ma) est
indiqué. Les ellipses représentent l’incertitude (à 95 %) sur la position du pôle magnétique d’un âge donné.
