“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 90 — #113
i
i
i
i
i
i
i
i
90
Paléoclimatologie
Le vecteur magnétique en un point à la surface du globe peut être défini par
deux angles, la déclinaison magnétique (angle entre la projection du vecteur
dans un plan local horizontal et le pôle nord géographique) et l’inclinaison magnétique (angle entre le vecteur magnétique et la projection horizontale de ce
vecteur), et par son module (intensité du champ). Au premier ordre, le champ
magnétique peut être représenté par le champ produit par un barreau aimanté
incliné d’environ 11,5
◦ par rapport à l’axe de rotation de la Terre et légèrement
excentré à environ 500 km du centre de la Terre. Les différences entre le champ
magnétique actuel et ce champ théorique existent localement, témoins de la
contribution des termes non dipolaires (quadripôle, octupôle). Dans l’hypothèse encore plus forte d’un champ magnétique parfaitement dipolaire, axial
et centré, une relation mathématique simple relie l’inclinaison magnétique
mesurée en un point du globe à la latitude de ce point (Fig. 3.3). Autrement
dit, connaître l’inclinaison du vecteur aimantation fossilisé par les porteurs
magnétiques d’une roche en un site à différents moments du passé permet de
calculer les paléolatitudes successives de ce site en faisant l’hypothèse que le
pôle géomagnétique a toujours coïncidé avec le pôle géographique, lui-même
supposé fixe. À l’inverse, à partir d’un ensemble d’échantillons répartis sur
un bloc continental, nous pouvons calculer la position du pôle magnétique
i<0
i>0
Fig. 3.3 – Le champ magnétique en polarité normale dans l’hypothèse d’un champ
dipôle axial centré présente une symétrie sphérique. À chaque latitude correspond
une inclinaison I du champ magnétique.
i
i
i
i
i
i
i
i
90
Paléoclimatologie
Le vecteur magnétique en un point à la surface du globe peut être défini par
deux angles, la déclinaison magnétique (angle entre la projection du vecteur
dans un plan local horizontal et le pôle nord géographique) et l’inclinaison magnétique (angle entre le vecteur magnétique et la projection horizontale de ce
vecteur), et par son module (intensité du champ). Au premier ordre, le champ
magnétique peut être représenté par le champ produit par un barreau aimanté
incliné d’environ 11,5
◦ par rapport à l’axe de rotation de la Terre et légèrement
excentré à environ 500 km du centre de la Terre. Les différences entre le champ
magnétique actuel et ce champ théorique existent localement, témoins de la
contribution des termes non dipolaires (quadripôle, octupôle). Dans l’hypothèse encore plus forte d’un champ magnétique parfaitement dipolaire, axial
et centré, une relation mathématique simple relie l’inclinaison magnétique
mesurée en un point du globe à la latitude de ce point (Fig. 3.3). Autrement
dit, connaître l’inclinaison du vecteur aimantation fossilisé par les porteurs
magnétiques d’une roche en un site à différents moments du passé permet de
calculer les paléolatitudes successives de ce site en faisant l’hypothèse que le
pôle géomagnétique a toujours coïncidé avec le pôle géographique, lui-même
supposé fixe. À l’inverse, à partir d’un ensemble d’échantillons répartis sur
un bloc continental, nous pouvons calculer la position du pôle magnétique
i<0
i>0
Fig. 3.3 – Le champ magnétique en polarité normale dans l’hypothèse d’un champ
dipôle axial centré présente une symétrie sphérique. À chaque latitude correspond
une inclinaison I du champ magnétique.
