“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 66 — #80
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Tableau 3.1. Genèse et maturité de l’énergie nucléaire dans les dix pays les plus équipés
aujourd’hui (source : ELECNUC, édition 2005).
ProducCouplage
Nombre de
ÉlectriExpérience
tion du
du premier
réacteurs
sance
cité
totale
PAYS
premier
réacteur
en fonctioninstallée
d’origine
d’exploikWh
dépassant
nement
(GWé)
nucléaire
tation
nucléaire
200 MWé
(fin 2004)
(fin 2004) (en 2004)
(fin 2004)
États-Unis
1951
1960
104
99
20 %
2 975 ans
France
1956
1965
59
63
78 %
1 405 ans
Japon
1963
1970
54
45
29 %
1 176 ans
Russie
1954
1964
31
22
16 %
791 ans
Allemagne
1961
1966
18
21
32 %
666 ans
Corée du Sud
1977
1977
19
16
38 %
239 ans
Ukraine
1977
1977
15
13
51 %
293 ans
Canada
1962
1971
17
12
15 %
509 ans
Royaume-Uni
1956
1965
23
12
19 %
1 354 ans
Suède
1964
1975
11
9
52 %
322 ans
MONDE
1951
1960
440
366
16 %
11 681 ans
Aujourd’hui, le problème du devenir des déchets est devenu l’inquiétude majeure des
milieux antinucléaires.
Le lancement du programme REP français
Contrairement à la France et à la Grande-Bretagne qui se sont lancées dans les filières
à uranium naturel faute de maîtriser la technologie de l’enrichissement, les États-Unis
démarrent très tôt le développement des réacteurs à eau (ce modérateur, rappelons-le,
nécessite l’utilisation d’un combustible enrichi à une teneur au moins de l’ordre de 3 %).
Au départ, sous la vigoureuse impulsion de l’amiral Hyman Rickover, le moteur de
ce développement est la marine américaine qui a vu tout l’intérêt du réacteur nucléaire
pour les sous-marins : absence de gaz d’échappement et autonomie de plusieurs mois
(le facteur limitant dans ces navires est davantage la résistance nerveuse à l’isolement des
membres de l’équipage que la disponibilité en énergie !). Le premier sous-marin nucléaire,
nommé le Nautilus, en hommage à Jules Verne et à Vingt mille lieues sous les mers, est
lancé le 21 janvier 1954. Il sera suivi de nombreux autres.
Rapidement la transposition au réacteur électronucléaire est faite par le même Rickover : le 2 décembre 1957, quinze ans exactement après l’expérience cruciale de Fermi, est
mis en service un réacteur de 60 MWé à Shippingport en Pennsylvanie, construit par la
société Westinghouse. En parallèle à cette technologie « eau sous pression » (PWR, pressurized water reactor), les États-Unis étudient la technologie « eau bouillante » (BWR, boiling
water reactor). Le 15 mars 1960, un réacteur de ce type, Dresden, 200 MWé est couplé au
réseau. Moins de vingt ans plus tard, plus de cent réacteurs à eau, se partageant entre les
technologies PWR (eau pressurisée, développée par Westinghouse, par Babcock & Wilcox
et par Combustion Engineering) et BWR (eau bouillante, développée par General Electric),
fourniront près du quart de l’électricité américaine.
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Tableau 3.1. Genèse et maturité de l’énergie nucléaire dans les dix pays les plus équipés
aujourd’hui (source : ELECNUC, édition 2005).
ProducCouplage
Nombre de
ÉlectriExpérience
tion du
du premier
réacteurs
sance
cité
totale
PAYS
premier
réacteur
en fonctioninstallée
d’origine
d’exploikWh
dépassant
nement
(GWé)
nucléaire
tation
nucléaire
200 MWé
(fin 2004)
(fin 2004) (en 2004)
(fin 2004)
États-Unis
1951
1960
104
99
20 %
2 975 ans
France
1956
1965
59
63
78 %
1 405 ans
Japon
1963
1970
54
45
29 %
1 176 ans
Russie
1954
1964
31
22
16 %
791 ans
Allemagne
1961
1966
18
21
32 %
666 ans
Corée du Sud
1977
1977
19
16
38 %
239 ans
Ukraine
1977
1977
15
13
51 %
293 ans
Canada
1962
1971
17
12
15 %
509 ans
Royaume-Uni
1956
1965
23
12
19 %
1 354 ans
Suède
1964
1975
11
9
52 %
322 ans
MONDE
1951
1960
440
366
16 %
11 681 ans
Aujourd’hui, le problème du devenir des déchets est devenu l’inquiétude majeure des
milieux antinucléaires.
Le lancement du programme REP français
Contrairement à la France et à la Grande-Bretagne qui se sont lancées dans les filières
à uranium naturel faute de maîtriser la technologie de l’enrichissement, les États-Unis
démarrent très tôt le développement des réacteurs à eau (ce modérateur, rappelons-le,
nécessite l’utilisation d’un combustible enrichi à une teneur au moins de l’ordre de 3 %).
Au départ, sous la vigoureuse impulsion de l’amiral Hyman Rickover, le moteur de
ce développement est la marine américaine qui a vu tout l’intérêt du réacteur nucléaire
pour les sous-marins : absence de gaz d’échappement et autonomie de plusieurs mois
(le facteur limitant dans ces navires est davantage la résistance nerveuse à l’isolement des
membres de l’équipage que la disponibilité en énergie !). Le premier sous-marin nucléaire,
nommé le Nautilus, en hommage à Jules Verne et à Vingt mille lieues sous les mers, est
lancé le 21 janvier 1954. Il sera suivi de nombreux autres.
Rapidement la transposition au réacteur électronucléaire est faite par le même Rickover : le 2 décembre 1957, quinze ans exactement après l’expérience cruciale de Fermi, est
mis en service un réacteur de 60 MWé à Shippingport en Pennsylvanie, construit par la
société Westinghouse. En parallèle à cette technologie « eau sous pression » (PWR, pressurized water reactor), les États-Unis étudient la technologie « eau bouillante » (BWR, boiling
water reactor). Le 15 mars 1960, un réacteur de ce type, Dresden, 200 MWé est couplé au
réseau. Moins de vingt ans plus tard, plus de cent réacteurs à eau, se partageant entre les
technologies PWR (eau pressurisée, développée par Westinghouse, par Babcock & Wilcox
et par Combustion Engineering) et BWR (eau bouillante, développée par General Electric),
fourniront près du quart de l’électricité américaine.
