“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 31 — #45
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2 - La genèse de l’énergie nucléaire
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(CP1) »
3 . Ce jour-là, prudemment, Fermi arrête l’expérience lorsque la puissance atteint...
0,5 watt. Les jours suivants, il montera à 200 watts (une puissance suffisante pour que le
rayonnement dû aux neutrons puisse être mesuré sur le trottoir devant le bâtiment), avant
de démonter l’installation pour étudier des configurations plus performantes.
[ c
Document Argonne National Laboratoty.]
Figure 2.2. LA PILE DE FERMI, 2 DÉCEMBRE 1942 ; DESSIN D’ARTISTE. L’empilement contenait
près de 400 tonnes de graphite, 6 tonnes d’uranium métallique et 37 tonnes d’oxyde d’uranium.
Le personnage à l’avant manœuvre une barre de commande.
Personne ne prit une photographie de cette expérience tout à fait secrète. Les seuls
témoins de l’événement qui nous restent sont le dessin que nous reproduisons et une
peinture, le reconstituant par la suite et de mémoire.
Remarque : contrairement à Joliot, Fermi connaissait les neutrons retardés, c’est-à-dire
émis non pas instantanément mais quelques secondes après la fission à la suite de processus radioactifs. Ce retard d’une petite proportion des neutrons émis change complètement
la cinétique de la réaction en chaîne : l’échelle de temps passe de la milliseconde à la dizaine de secondes... ce qui laisse largement le temps aux opérateurs de faire les réglages
de la réactivité et réduit considérablement les risques d’une divergence intempestive.
Les recherches en Angleterre et au Canada
pendant la guerre
Si toute recherche s’arrête en France pendant ces années de guerre, elles restent actives
dans les pays non envahis, notamment en Angleterre et au Canada. Des expérimentations
3 Le physicien Arthur Compton l’annonce au responsable du programme américain sur la fission de l’atome,
James Conant, par ce message énigmatique : « The italian navigator has just landed in the new world » (le
navigateur italien vient de débarquer dans le nouveau monde). « How were the natives ? » (comment étaient les
indigènes ?), demanda Conant. « Very friendly » (très amicaux), lui fut-il répondu.
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2 - La genèse de l’énergie nucléaire
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(CP1) »
3 . Ce jour-là, prudemment, Fermi arrête l’expérience lorsque la puissance atteint...
0,5 watt. Les jours suivants, il montera à 200 watts (une puissance suffisante pour que le
rayonnement dû aux neutrons puisse être mesuré sur le trottoir devant le bâtiment), avant
de démonter l’installation pour étudier des configurations plus performantes.
[ c
Document Argonne National Laboratoty.]
Figure 2.2. LA PILE DE FERMI, 2 DÉCEMBRE 1942 ; DESSIN D’ARTISTE. L’empilement contenait
près de 400 tonnes de graphite, 6 tonnes d’uranium métallique et 37 tonnes d’oxyde d’uranium.
Le personnage à l’avant manœuvre une barre de commande.
Personne ne prit une photographie de cette expérience tout à fait secrète. Les seuls
témoins de l’événement qui nous restent sont le dessin que nous reproduisons et une
peinture, le reconstituant par la suite et de mémoire.
Remarque : contrairement à Joliot, Fermi connaissait les neutrons retardés, c’est-à-dire
émis non pas instantanément mais quelques secondes après la fission à la suite de processus radioactifs. Ce retard d’une petite proportion des neutrons émis change complètement
la cinétique de la réaction en chaîne : l’échelle de temps passe de la milliseconde à la dizaine de secondes... ce qui laisse largement le temps aux opérateurs de faire les réglages
de la réactivité et réduit considérablement les risques d’une divergence intempestive.
Les recherches en Angleterre et au Canada
pendant la guerre
Si toute recherche s’arrête en France pendant ces années de guerre, elles restent actives
dans les pays non envahis, notamment en Angleterre et au Canada. Des expérimentations
3 Le physicien Arthur Compton l’annonce au responsable du programme américain sur la fission de l’atome,
James Conant, par ce message énigmatique : « The italian navigator has just landed in the new world » (le
navigateur italien vient de débarquer dans le nouveau monde). « How were the natives ? » (comment étaient les
indigènes ?), demanda Conant. « Very friendly » (très amicaux), lui fut-il répondu.
