“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 102 — #116
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Tableau 3.20. Les axes principaux de la sûreté nucléaire (adapté de : Félix Torres
et Véronique Lefebvre, Chooz de A à B, EdF, 1996).
Objectif de la démarche de sûreté
Protéger l’environnement et les populations
contre les émissions éventuelles de substances radioactives
Principe d’interposition de barrières
Au moins trois barrières entre les produits radioactifs et l’environnement
Exemple pour le REP :
1) gaines des crayons de combustible
2) enveloppe du circuit primaire
3) enceinte de confinement du réacteur
Lignes de défense en profondeur
(Démarche déterministe)
1) prévention des accidents assurée par la qualité de la conception et de l’installation
2) système de protection du réacteur ramenant automatiquement l’installation
en fonctionnement sûr en cas de perturbation
3) systèmes de sauvegarde du réacteur
4) procédures ultimes de secours en cas d’accident
Approche probabiliste de la sûreté
(Approche initiée par Norman Rasmussen et son équipe en 1975)
1) identification des séquences accidentelles et quantification par des études fiabilistes
2) étude de dispositions pertinentes de conception et d’exploitation
pour des séquences dont la probabilité est jugée excessive
Retour d’expérience
A) Analyse approfondie des accidents qui ont pu survenir de façon à en tirer
le maximum d’enseignements
(Notamment, pour les REP, l’analyse de l’accident de Three Mile Island,
le 28 mars 1979, a mis en évidence le problème de l’interface homme/machine
et la nécessité d’améliorer l’ergonomie de la présentation des informations)
B) Recueil et analyse des incidents survenus au cours de la conception,
de la construction et de l’exploitation des tranches
(En France : Système de recueil des données de fiabilité et Fichier des événements)
La démarche se résume par une suite de mots-clefs :
Collecter — Sélectionner — Analyser — Valider —
Améliorer — Transmettre — Mémoriser — Valoriser
en salle de commande et des consignes. Paradoxalement, moins d’enseignements furent
tirés de l’accident de Tchernobyl, qui fut pourtant infiniment plus grave : la raison en est,
d’une part, que les RBMK sont très différents des autres réacteurs (et, disons-le, obsolètes)
et, d’autre part, que la cause profonde est plus liée à une « culture de sûreté » défaillante
d’une grande nation qu’à des erreurs techniques.
En France, les Pouvoirs publics ont eu le souci d’éviter le plus possible que les spécialistes de la sûreté nucléaire soient à la fois juges et parties. C’est pour cette raison que
l’IPSN a été détaché du CEA pour devenir, en 2002, avec l’essentiel de l’OPRI (Office
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Tableau 3.20. Les axes principaux de la sûreté nucléaire (adapté de : Félix Torres
et Véronique Lefebvre, Chooz de A à B, EdF, 1996).
Objectif de la démarche de sûreté
Protéger l’environnement et les populations
contre les émissions éventuelles de substances radioactives
Principe d’interposition de barrières
Au moins trois barrières entre les produits radioactifs et l’environnement
Exemple pour le REP :
1) gaines des crayons de combustible
2) enveloppe du circuit primaire
3) enceinte de confinement du réacteur
Lignes de défense en profondeur
(Démarche déterministe)
1) prévention des accidents assurée par la qualité de la conception et de l’installation
2) système de protection du réacteur ramenant automatiquement l’installation
en fonctionnement sûr en cas de perturbation
3) systèmes de sauvegarde du réacteur
4) procédures ultimes de secours en cas d’accident
Approche probabiliste de la sûreté
(Approche initiée par Norman Rasmussen et son équipe en 1975)
1) identification des séquences accidentelles et quantification par des études fiabilistes
2) étude de dispositions pertinentes de conception et d’exploitation
pour des séquences dont la probabilité est jugée excessive
Retour d’expérience
A) Analyse approfondie des accidents qui ont pu survenir de façon à en tirer
le maximum d’enseignements
(Notamment, pour les REP, l’analyse de l’accident de Three Mile Island,
le 28 mars 1979, a mis en évidence le problème de l’interface homme/machine
et la nécessité d’améliorer l’ergonomie de la présentation des informations)
B) Recueil et analyse des incidents survenus au cours de la conception,
de la construction et de l’exploitation des tranches
(En France : Système de recueil des données de fiabilité et Fichier des événements)
La démarche se résume par une suite de mots-clefs :
Collecter — Sélectionner — Analyser — Valider —
Améliorer — Transmettre — Mémoriser — Valoriser
en salle de commande et des consignes. Paradoxalement, moins d’enseignements furent
tirés de l’accident de Tchernobyl, qui fut pourtant infiniment plus grave : la raison en est,
d’une part, que les RBMK sont très différents des autres réacteurs (et, disons-le, obsolètes)
et, d’autre part, que la cause profonde est plus liée à une « culture de sûreté » défaillante
d’une grande nation qu’à des erreurs techniques.
En France, les Pouvoirs publics ont eu le souci d’éviter le plus possible que les spécialistes de la sûreté nucléaire soient à la fois juges et parties. C’est pour cette raison que
l’IPSN a été détaché du CEA pour devenir, en 2002, avec l’essentiel de l’OPRI (Office
