“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 101 — #115
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3 - La maturité de l’énergie nucléaire
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SFEN/GR21. Source : Pr Aurengo.]
Figure 3.22. L’accident de Tchernobyl a été provoqué par l’emballement du réacteur. La puissance
dégagée a été multipliée par 25 en un tiers de seconde, atteignant à son maximum 500 fois
la puissance normale et provoquant l’explosion qui entraîna la destruction totale du réacteur.
Les développements de la « philosophie
de la sûreté » ; l’IRSN et la DGRSN
Il faut rappeler qu’en dépit de ces accidents l’industrie nucléaire est de loin l’industrie la
plus sûre (il y a eu moins de victimes dans l’industrie nucléaire que dans des industries
semblant peu risquées comme celle du textile ou celle de la chaussure). Ce résultat remarquable a été obtenu grâce aux efforts faits depuis l’origine pour tout ce qui concerne les
rayonnements ionisants et la manipulation de produits radioactifs.
Rappelons que la sûreté des réacteurs se décline selon deux axes : la prévention (éviter
l’accident) et la mitigation (en réduire les conséquences si l’accident se produit malgré
les efforts de prévention). Les analyses de sûreté portent d’une part sur la conception des
centrales, d’autre part sur leur exploitation, et se concluent, en définitive, par la formation
des hommes.
Il est clair que l’effort doit être poursuivi pour améliorer encore la sûreté de l’énergie
nucléaire. Il convient toutefois de rester raisonnable car un risque nul est de toutes façons
une utopie : c’est le principe « ALARA » (as low as reasonably achievable : réduire les
risques autant que raisonnablement faire se peut).
Les spécialistes de la sûreté nucléaire ont tiré de nombreux enseignements de l’accident de Three Mile Island, notamment pour simplifier la présentation des informations
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