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4 • Collisions et réactions
quantiques sont particulièrement significatif. C’est l’effet Ramsauer-Townsend, qui
est un phénomène de résonance de diffusion, résultant de la transparence de la barrière de potentiel ; ainsi, à la résonance, la section efficace passe par un minimum
prononcé. L’énergie d’apparition de ce minimum, E R , et la valeur de la section efficace totale correspondante, s 0R , sont données dans le tableau (4.3) pour les gaz rares,
la première ligne de ce tableau présente la valeur de la section efficace résultant de
l’interprétation des coefficients de transport expérimentaux sur la base d’un rayon
effectif classique a.
Tableau 4.3
Atome
Ar
Kr
Xe
s 0
Å
2
5
6,5
9
E R
eV
0,32
0,6
0,7
s 0R
Å
2
0,15 0,49 1,28
Mis à part ces effets de résonances, à basse énergie, nous retiendrons que le modèle
de sphère dure conduit à estimer l’ordre de grandeur :
s 0 ∼ s 1 ∼ s B
(4.24)
Au-delà de ce modèle géométrique de la sphère dure et de ses corrections quantiques,
il est nécessaire de prendre en compte la nature coulombienne de l’interaction entre
un nuage électronique, atomique ou moléculaire, et un électron (un ion). Considérons donc maintenant des modèles dynamiques plus réalistes pour appréhender le
comportement des sections efficaces en fonction de la vitesse et préciser la validité
du modèle précédent. Lorsqu’un électron (ou un ion) de vitesse v interagit avec une
espèce neutre, il déforme le nuage électronique et induit un moment dipolaire transitoire (Figure 4.11).
V
V
r
r
Figure 4.11 Interaction charge-dipôle induit.
Le moment dipolaire électrique d’une espèce neutre présente deux origines :
• pour certaines espèces moléculaires, il existe une polarisation permanente de
moment dipolaire m, par exemple au niveau de certaines liaisons hétéronucleaires,
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
4 • Collisions et réactions
quantiques sont particulièrement significatif. C’est l’effet Ramsauer-Townsend, qui
est un phénomène de résonance de diffusion, résultant de la transparence de la barrière de potentiel ; ainsi, à la résonance, la section efficace passe par un minimum
prononcé. L’énergie d’apparition de ce minimum, E R , et la valeur de la section efficace totale correspondante, s 0R , sont données dans le tableau (4.3) pour les gaz rares,
la première ligne de ce tableau présente la valeur de la section efficace résultant de
l’interprétation des coefficients de transport expérimentaux sur la base d’un rayon
effectif classique a.
Tableau 4.3
Atome
Ar
Kr
Xe
s 0
Å
2
5
6,5
9
E R
eV
0,32
0,6
0,7
s 0R
Å
2
0,15 0,49 1,28
Mis à part ces effets de résonances, à basse énergie, nous retiendrons que le modèle
de sphère dure conduit à estimer l’ordre de grandeur :
s 0 ∼ s 1 ∼ s B
(4.24)
Au-delà de ce modèle géométrique de la sphère dure et de ses corrections quantiques,
il est nécessaire de prendre en compte la nature coulombienne de l’interaction entre
un nuage électronique, atomique ou moléculaire, et un électron (un ion). Considérons donc maintenant des modèles dynamiques plus réalistes pour appréhender le
comportement des sections efficaces en fonction de la vitesse et préciser la validité
du modèle précédent. Lorsqu’un électron (ou un ion) de vitesse v interagit avec une
espèce neutre, il déforme le nuage électronique et induit un moment dipolaire transitoire (Figure 4.11).
V
V
r
r
Figure 4.11 Interaction charge-dipôle induit.
Le moment dipolaire électrique d’une espèce neutre présente deux origines :
• pour certaines espèces moléculaires, il existe une polarisation permanente de
moment dipolaire m, par exemple au niveau de certaines liaisons hétéronucleaires,
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