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Historique
celle du cristal initial. Il a admis que les cristaux étaient constitués de parallélépipèdes identiques qu’il nommait « molécules intégrantes ». De cette proposition il
découle que la position de chaque face d’un cristal peut être repérée dans l’espace
par trois nombres entiers.
Les thèses de Haüy furent affinées par W. H. Miller qui introduisit les méthodes
de la géométrie analytique en cristallographie et qui proposa un système de notation
toujours utilisé actuellement.
La contribution de Auguste Bravais à la cristallographie est particulièrement importante. Dans son ouvrage de 1849, « Structure réticulaire des cristaux », il a énoncé
le postulat suivant qui constitue la base de la cristallographie :
POSTULAT DE BRAVAIS :
Étant donné un point P, quelconque dans un cristal, il existe dans le milieu, une
infinité discrète, illimitée dans les trois directions de l’espace de points, autour desquels l’arrangement de la matière est le même qu’autour du point P.
De ce postulat résulte la notion de réseau tridimensionnel cristallin et tous les
problèmes de symétrie qui en découlent. Bravais a également introduit en cristallographie, la notion fondamentale de réseau réciproque (l’espace dual des mathématiciens).
À la suite des travaux de Bravais ont été menées de nombreuses études concernant
les problèmes de symétrie cristalline, études facilitées par le développement, par les
mathématiciens, de la théorie des groupes. En particulier, le problème du dénombrement et du classement des groupes d’espace a été résolu par Schönflies et Fedorov.
À coté de ces études théoriques, il convient de citer les travaux de quelques techniciens qui ont développé les instruments de mesure des cristallographes. Carangeot
a réalisé en 1782 le premier goniomètre (goniomètre d’application). Babinet et Wollaston ont conçu vers 1810 les premiers goniomètres à un cercle. Wulff a proposé
son abaque et développé les premiers goniomètres à deux cercles qui ont été perfectionnés par Fedorov (1853-1919).
Jusqu’au début du ÜÜ
e siècle, la cristallographie était purement axiomatique. Les
premières expériences de diffraction des rayons X réalisées en 1912 par W. Friedrich
et P. Knipping selon les idées de M. von Laue, puis les travaux de W. et L. Bragg
sont venus confirmer la justesse du postulat de Bravais. Les mesures de diffraction
ont apporté la preuve expérimentale directe de la nature ordonnée et périodique de
l’arrangement cristallin.
L’invention de nouvelles techniques expérimentales de diffraction allait permettre
un développement rapide de la radiocristallographie. Enfin depuis 1960 on utilise
de manière systématique les outils informatiques pour le traitement des données obtenues dans les expériences de diffraction par des cristaux.
Actuellement, dans un laboratoire de recherche bien équipé, le délai entre la synthèse d’un nouveau cristal inorganique et la détermination de sa structure absolue est
de quelques jours.
Historique
celle du cristal initial. Il a admis que les cristaux étaient constitués de parallélépipèdes identiques qu’il nommait « molécules intégrantes ». De cette proposition il
découle que la position de chaque face d’un cristal peut être repérée dans l’espace
par trois nombres entiers.
Les thèses de Haüy furent affinées par W. H. Miller qui introduisit les méthodes
de la géométrie analytique en cristallographie et qui proposa un système de notation
toujours utilisé actuellement.
La contribution de Auguste Bravais à la cristallographie est particulièrement importante. Dans son ouvrage de 1849, « Structure réticulaire des cristaux », il a énoncé
le postulat suivant qui constitue la base de la cristallographie :
POSTULAT DE BRAVAIS :
Étant donné un point P, quelconque dans un cristal, il existe dans le milieu, une
infinité discrète, illimitée dans les trois directions de l’espace de points, autour desquels l’arrangement de la matière est le même qu’autour du point P.
De ce postulat résulte la notion de réseau tridimensionnel cristallin et tous les
problèmes de symétrie qui en découlent. Bravais a également introduit en cristallographie, la notion fondamentale de réseau réciproque (l’espace dual des mathématiciens).
À la suite des travaux de Bravais ont été menées de nombreuses études concernant
les problèmes de symétrie cristalline, études facilitées par le développement, par les
mathématiciens, de la théorie des groupes. En particulier, le problème du dénombrement et du classement des groupes d’espace a été résolu par Schönflies et Fedorov.
À coté de ces études théoriques, il convient de citer les travaux de quelques techniciens qui ont développé les instruments de mesure des cristallographes. Carangeot
a réalisé en 1782 le premier goniomètre (goniomètre d’application). Babinet et Wollaston ont conçu vers 1810 les premiers goniomètres à un cercle. Wulff a proposé
son abaque et développé les premiers goniomètres à deux cercles qui ont été perfectionnés par Fedorov (1853-1919).
Jusqu’au début du ÜÜ
e siècle, la cristallographie était purement axiomatique. Les
premières expériences de diffraction des rayons X réalisées en 1912 par W. Friedrich
et P. Knipping selon les idées de M. von Laue, puis les travaux de W. et L. Bragg
sont venus confirmer la justesse du postulat de Bravais. Les mesures de diffraction
ont apporté la preuve expérimentale directe de la nature ordonnée et périodique de
l’arrangement cristallin.
L’invention de nouvelles techniques expérimentales de diffraction allait permettre
un développement rapide de la radiocristallographie. Enfin depuis 1960 on utilise
de manière systématique les outils informatiques pour le traitement des données obtenues dans les expériences de diffraction par des cristaux.
Actuellement, dans un laboratoire de recherche bien équipé, le délai entre la synthèse d’un nouveau cristal inorganique et la détermination de sa structure absolue est
de quelques jours.
