Historique
La cristallographie est la science des cristaux. Elle concerne la forme extérieure,
la structure interne, la croissance et les propriétés physiques des cristaux.
Le mot « cristal » d’origine grecque (krustallas) signifie « solidifié par le froid ».
Les grecs pensaient que le cristal de roche, le quartz, provenait de la transformation
par le froid de la glace.
À l’origine, la cristallographie, était purement descriptive et constituait une
branche de la minéralogie. Ultérieurement, on a constaté que l’état cristallin n’était
pas le fait des seuls minéraux et que c’était un état de la matière très courant. Aussi,
vers le milieu du ÜÜÜ
e siècle, la cristallographie est devenue une science à part
entière.
Depuis très longtemps on pense que l’aspect extérieur des cristaux est lié à un ordonnancement interne régulier de la matière. Les premières indications sur cet ordre
interne, se trouvent dans les travaux de Johannes Kepler (1619), de Robert Hoocke
(1665) puis de Christian Huyghens (1690). À partir d’une étude sur la biréfringence
de la calcite, ce dernier a suggéré que ces propriétés optiques pourraient s’expliquer
par des règles d’arrangement interne au sein du cristal.
La première loi quantitative de la cristallographie (loi sur la constance des angles)
a été entrevue en 1669 par le danois Nils Steensen (Nicolas Sténon) à partir de mesures des angles entre les faces de cristaux de quartz. Elle a été formalisée en 1772
par Jean-Baptiste Romé de l’Isle dans son « Essai de cristallographie ».
La seconde loi (loi des indices rationnels ou des troncatures simples) a été énoncée
en 1774 par l’abbé Réné-Just Haüy. Il avait remarqué que lors du clivage
½ de cristaux
de calcite, il obtenait des morceaux dont la forme était rigoureusement semblable à
1. Fracture d’un cristal, en général par un moyen mécanique, qui conduit à l’obtention de faces planes sur les
morceaux obtenus.
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