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13 • Méthodes de diffraction sur poudres
aussi l’employer en mode statique (sans mouvement de rotation). Le système permet
alors de suivre de façon continue l’évolution de la petite zone du spectre de diffraction analysée par le détecteur. Ce dispositif est particulièrement adapté aux études de
cinétique, d’évolution des paramètres de maille avec la température et de transitions
de phases.
13.5.3 Diffractomètre à compteur courbe
Un échantillon, placé dans un tube capillaire (ou sur une plaquette), est interposé
entre le faisceau et le détecteur D. On utilise le rayonnement issu d’un monochromateur à focalisation.
Le détecteur est un compteur courbe
de 120 ◦ d’ouverture muni d’une lame
métallique continue. Cette lame détecte les électrons de conversion produits dans un gaz d’échange par les
photons diffractés par l’échantillon
( figure 13.11). Les électrons créent
sur la lame un courant électrique qui
se sépare en deux courants i 1 et i 2
mettant les temps t 1 et t 2 pour parvenir aux extrémités du détecteur.
(T = t 1 + t 2 )
Figure 13.11
Comme T est connu, la mesure de t 2 − t 1 permet de déterminer t 1 et t 2 et de
localiser sur la lame la position du photon diffracté (figure 13.12). La mémoire du
canal correspondant est alors incrémentée. Avec un détecteur de 120 ◦ et une mémoire
de 4096 canaux la précision sur les pointés est de l’ordre de 0,03 ◦ . Le temps mort du
détecteur est comparable à celui d’un compteur proportionnel.
Figure 13.12
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