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11 • Diagrammes de Laue
11.2 DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL
L’échantillon (figure 11.1) est en général collé sur une tête goniométrique (figure 11.10) qui autorise une orientation précise du cristal par rapport au faisceau
incident. Ce faisceau est obtenu en plaçant un collimateur percé de diaphragmes
circulaires contre la fenêtre de sortie de l’anticathode. Ce collimateur limite la divergence du faisceau. Avec une anticathode classique, la gamme des longueurs d’onde
utilisables est comprise entre l Min ≈ 12 400/V (l en angströms et V, différence
de potentiel entre le filament et l’anticathode, en volts) et l Max de l’ordre de 3 Å.
Le générateur devant fournir un rayonnement « blanc » aussi intense que possible,
on utilise de préférence une anticathode de tungstène sous tension élevée en évitant
toutefois d’exciter la série K. Les taches de diffraction sont le plus souvent enregistrées sur un film photographique plan, placé à quelques centimètres du cristal,
perpendiculairement au faisceau incident.
Les clichés sont enregistrés soit en transmission (échantillons minces ou peu absorbants) avec la configuration de la figure 11.1.a, soit en retour (échantillons massifs) avec la configuration de la figure 11.1.b.
Figure 11.1
La direction du faisceau incident reste fixe par rapport à l’échantillon. Une famille
de plans réticulaires (hkl) d’équidistance d hkl faisant l’angle u avec le faisceau direct
diffracte la longueur d’onde l u quand la condition de Bragg n · l u = 2 · d hkl · sin u
est satisfaite.
Chaque tache du diagramme de Laue correspond à une famille de plans réticulaires
dont l’orientation par rapport au faisceau incident peut être déduite des conditions
de réflexion.
11.3 CONSTRUCTION DU DIAGRAMME DE LAUE
Les directions de diffraction sont définies par les intersections de la sphère d’Ewald
avec les noeuds du réseau réciproque construit à partir de l’origine I.
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