Le W3C et les standards du Web
CHAPITRE 1
© Groupe Eyrolles, 2005
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HTML, langage de description de la plupart des documents accessibles sur le Web, a
connu plusieurs évolutions successives. Sa version 2 date de 1994 ; la version 3.2 a vu
le jour en 1996. À cette époque, c’étaient surtout les éditeurs de navigateurs (Netscape puis Microsoft) qui imposaient leur volonté. L’année 1996 a aussi vu éclater les
hostilités commerciales entre ces deux sociétés, à l’occasion de la sortie de Netscape
Navigator 3.
Pour éviter au Web de se transformer en une tour de Babel contraire aux principes
historiques de l’Internet (libre accès aux données, interopérabilité, échange), le W3C
a tenté, par ses normes sur le langage HTML (2.0, 3.2, 4.0…), de suivre le mouvement et de retranscrire les fonctionnalités des principaux navigateurs. Le rapport de
forces est aujourd’hui inversé, et les normes actuelles devancent désormais la plupart
des navigateurs.
Le standard s’appelle maintenant XHTML (1.0 et 1.1 pour ses versions courantes ;
XHTML 2 est en cours de conception). Les feuilles de styles CSS 2 le complètent.
C’est une syntaxe plus rigide de HTML, cette rigueur favorisant la maintenance et la
relecture du code.
Les navigateurs parlent la même langue
La normalisation amorcée par le W3C recherchait principalement l’interopérabilité
des documents web. Il s’agit de les faire comprendre à tous les navigateurs, sur toutes
les plates-formes (MS Windows, Unix, Macintosh) et outils (téléphone mobile,
assistant personnel, lecteur braille, etc.).
DIVERSITÉ Pourquoi s’embarrasser des autres navigateurs ?
En observant des statistiques indépendantes aussi écrasantes que le Google Zeitgeist
de juillet 2004 (http://www.google.com/press/zeitgeist/zeitgeist-jun04.html), donnant
MSIE 6.0 largement en tête des navigateurs utilisés sur le Web, on pourrait être tenté
de se focaliser sur ce produit, pensant se simplifier la vie.
Ce serait une erreur, et ce choix n’allégerait pas vraiment le travail, tout en apportant
son lot d’inconvénients : utilisateurs exclus et frustrés, aucune garantie sur l’évolution
des futures versions du navigateur ni de la politique commerciale (ou la survie) de son
éditeur, faible visibilité sur l’évolution des statistiques et profils d’utilisation du Web (et
notamment sur le rôle des clients légers et nomades). IE sera corrigé là où il pèche
encore dans son respect des standards ; d’éventuelles solutions de contournement ne
seront donc que temporaires. Mettre en place une structure de site logique et solide
évitera de sans cesse sur le métier remettre son ouvrage, comme c’était le lot régulier
des designers web des années 1990.
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