Chapitre 18 • Électromagnétisme
Il se déplace ainsi à l’intérieur du conducteur : il y a création d’un courant dans le
sens de A vers C.
Tout se passe comme s’il régnait un champ électrique agissant sur le porteur de
charge. C’est le champ électromoteur :
#–
E m = #– v ∧
#–
B
18.1.4 Un exemple d’application des phénomènes d’induction :
les transformateurs
Un transformateur est constitué de deux enroulements solénoïdaux ou toroïdaux couplés : le « primaire » comportant n 1 spires et le « secondaire » avec n 2 spires.
n 1 spires
n 2 spires
e 1
e 2
Figure 18.6 Schéma illustrant le principe de fonctionnement d’un transformateur
Pour canaliser les lignes de champ, on enroule primaire et secondaire sur un même
noyau de fer : le flux magnétique à travers chaque spire w est alors partout le même.
On impose aux bornes du primaire une tension sinusoïdale :
e 1 = R 1 i 1 +
dw 1
dt
≈
dw 1
dt
= n 1 ·
dw
dt
pour R 1 négligeable.
Une f.é.m. induite est créée aux bornes du secondaire :
e 2 = −
dw 2
dt
= −n 2 ·
dw
dt
soit le rapport de transformation :
e 2
e 1
= −
n 2
n 1
.
On peut ainsi augmenter ou diminuer l’amplitude d’une tension sinusoïdale en jouant
sur les nombres de spires.
18.2 AUTO-INDUCTION
On parle de phénomène d’auto-induction lorsque le circuit induit est confondu avec
le circuit inducteur : le champ magnétique est créé par le circuit C à travers lequel on
calcule le flux magnétique.
Il y a auto-induction quand le champ magnétique varie au cours du temps, donc quand
le courant qui circule dans le circuit est variable au cours du temps.
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“Gautron_9782100543007” (Col. : ScienceSup3-193x250) — 2010/6/15 — 17:13 — page 368 — #378
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