Destituer Dieu
et la coopération, plutôt que sur la volonté de contrôler les utilisateurs. Toute tentative d’inverser cette conception aurait demandé
une restructuration majeure du système.
Pour rendre quasi impossible une éventuelle refonte de l’ITS,
Stallman utilisa le dernier champ vide de chaque descripteur de
fichier pour y implémenter une fonction enregistrant le dernier utilisateur ayant modifié le fichier. Cette fonction nouvelle ne laissait
plus de place pour stocker d’autres informations pour la sécurisation, et elle était si utile que personne ne pouvait sérieusement en
proposer la suppression.
« Les hackers qui avaient écrit l’ITS avaient décidé qu’après
tout, la protection des fichiers n’était habituellement utilisée que
par un soi-disant administrateur système désireux de s’arroger du
pouvoir sur tous les autres, expliqua Stallman par la suite. Or
les hackers ne voulaient pas que quelqu’un ait un tel pouvoir sur
eux. Ils n’ont donc pas implémenté de fonctions de ce type. Il
en résultait que, peu importe ce qui pouvait se casser dans le
système, vous pouviez toujours le réparer puisqu'aucun contrôle
d'accès n'était en place. »
Grâce à leur vigilance, les hackers parvinrent à préserver les
machines du AI Lab des artifices de la sécurisation. Non loin de
là, dans un groupe du laboratoire de sciences informatiques (Laboratory for Computer Science — LCS) du MIT, l’esprit sécuritaire
des enseignants gagna cependant la partie. Le groupe de recherche
sur la modélisation dynamique y installa son premier système basé
sur mot de passe en 1977.
Là encore, Stallman prit sur lui de corriger ce qu’il considérait comme un relâchement éthique. Accédant au code source qui
contrôlait le système de mots de passe, il y intégra un programme
qui déchiffrait les mots de passe chiffrés que le système enregistrait. Il se lança ensuite dans une campagne par e-mail enjoignant
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et la coopération, plutôt que sur la volonté de contrôler les utilisateurs. Toute tentative d’inverser cette conception aurait demandé
une restructuration majeure du système.
Pour rendre quasi impossible une éventuelle refonte de l’ITS,
Stallman utilisa le dernier champ vide de chaque descripteur de
fichier pour y implémenter une fonction enregistrant le dernier utilisateur ayant modifié le fichier. Cette fonction nouvelle ne laissait
plus de place pour stocker d’autres informations pour la sécurisation, et elle était si utile que personne ne pouvait sérieusement en
proposer la suppression.
« Les hackers qui avaient écrit l’ITS avaient décidé qu’après
tout, la protection des fichiers n’était habituellement utilisée que
par un soi-disant administrateur système désireux de s’arroger du
pouvoir sur tous les autres, expliqua Stallman par la suite. Or
les hackers ne voulaient pas que quelqu’un ait un tel pouvoir sur
eux. Ils n’ont donc pas implémenté de fonctions de ce type. Il
en résultait que, peu importe ce qui pouvait se casser dans le
système, vous pouviez toujours le réparer puisqu'aucun contrôle
d'accès n'était en place. »
Grâce à leur vigilance, les hackers parvinrent à préserver les
machines du AI Lab des artifices de la sécurisation. Non loin de
là, dans un groupe du laboratoire de sciences informatiques (Laboratory for Computer Science — LCS) du MIT, l’esprit sécuritaire
des enseignants gagna cependant la partie. Le groupe de recherche
sur la modélisation dynamique y installa son premier système basé
sur mot de passe en 1977.
Là encore, Stallman prit sur lui de corriger ce qu’il considérait comme un relâchement éthique. Accédant au code source qui
contrôlait le système de mots de passe, il y intégra un programme
qui déchiffrait les mots de passe chiffrés que le système enregistrait. Il se lança ensuite dans une campagne par e-mail enjoignant
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