Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
à l'intérieur sur lequel prendre appui), avec toutefois le très désagréable inconvénient de se trouver rapidement couvert de fibres de
verre irritantes.
Stallman y remédia. Au lieu de passer une tige sous la porte,
pourquoi ne pas la glisser entre les deux panneaux au-dessus du
montant de la porte ? Il essaya et, à la place du fil de fer, il laissa
pendre une longue boucle de ruban magnétique en « U » terminée
par un morceau de ruban adhésif, face collante vers le haut. En
la glissant par-dessus la porte et en l’agitant jusqu’à ceinturer
la poignée, il n’avait plus qu’à remonter le ruban jusqu’à ce que
l’adhésif prenne. Il tirait ensuite sur l’une des extrémités pour
faire tourner la poignée. Comme on pouvait s’y attendre, la porte
s’ouvrait. Il avait ainsi donné sa touche personnelle à l’art d’ouvrir
des portes closes. « Parfois vous deviez frapper la porte du pied
après avoir tourné la poignée, ajoute-t-il, se souvenant du petit
défaut de la nouvelle méthode. Il fallait un bon sens de l’équilibre
pour réussir ce geste tout en se tenant debout sur une chaise posée
sur un bureau. »
Ces exemples montrent simplement que Stallman se sentait
prêt à parler et agir pour défendre ses convictions politiques. La
culture de l’action directe qui régnait au AI Lab l’avait suffisamment inspiré pour effacer en lui toute trace de la passivité de son
adolescence. Ouvrir un bureau pour libérer un terminal n’était
pas la même chose que de participer à une manifestation, mais
d’une certaine manière, c’était bien plus efficace : cela résolvait les
problèmes dans l’instant.
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Pendant ses dernières années à Harvard, Stallman commença à
y appliquer les leçons fantasques et irrévérencieuses apprises au AI
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