Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Bien qu’il s’acheminât vers une carrière liée aux mathématiques
ou à la physique, son esprit analytique impressionna le directeur
du laboratoire au point qu’il appela Mme Lippman quelques années plus tard. Stallman était alors déjà parti pour l’université.
« C’était le professeur de Rockefeller, dit-elle. Il voulait savoir
comment Richard allait. Il fut surpris d’apprendre qu’il travaillait
dans l’informatique. Il avait toujours pensé que Richard aurait un
grand avenir en tant que biologiste. »
Des aptitudes qui impressionnèrent tout autant les membres
de la faculté de Columbia, même lorsque Stallman devint la cible
de leur colère. « Généralement, deux ou trois fois par heure, Stallman relevait une erreur dans le cours, raconte Breidbart. Et il
ne se gênait pas pour le faire savoir au professeur. Cela lui valut
beaucoup de respect, mais une faible popularité. »
Entendant une nouvelle fois l’anecdote de Breidbart, Stallman
esquisse un sourire désabusé. « J’ai dû être un peu crétin parfois,
admet-il. Mais j’ai trouvé des amis en certains professeurs qui, eux
aussi, aimaient apprendre. Contrairement à la plupart des jeunes.
Ou tout du moins pas de la même façon. »
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La fréquentation de jeunes surdoués le samedi devait néanmoins le pousser à reconsidérer les mérites d’une sociabilité accrue.
L’université approchant à grands pas, Stallman, comme beaucoup
au Columbia Science Honors Program, réduisit sa liste de demandes d’admission à deux institutions : Harvard et le MIT.
Face au désir de son fils d’entrer dans une université prestigieuse du nord-est, Mme Lippman se montra inquiète. Le lycéen
de quinze ans avait encore de vives prises de bec avec les professeurs et l’encadrement. L’année d’avant, il avait obtenu des A en
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