Portrait de Richard en jeune homme
aujourd’hui. Steve Silberman observe que les psychiatres américains n’ont que récemment accepté le syndrome d’Asperger comme
terme générique, regroupant nombre de ces traits comportementaux.
Ces caractéristiques vont du manque d’habileté motrice et
d’une sociabilité limitée, à une intelligence fortement développée
et à un goût prononcé voire obsessionnel pour les chiffres, les ordinateurs et autres systèmes ordonnés 3 .
« Il n’est pas impossible que j’aie été atteint d’une chose de ce
genre, dit-il. D’un autre côté, un des aspects de ce syndrome est
la difficulté à suivre un rythme. Or je sais danser et j’adore même
suivre les rythmes les plus complexes. Toutes ces choses sont de
toute façon un peu trop floues pour se faire une idée claire ». Stallman a également pu souffrir d'une ombre de syndrome d’Asperger,
tout en restant cependant dans les limites de la normalité 4 .
Dan Chess, pour sa part, rejette toute tentative de postdiagnostic. « Je ne l’ai jamais cru atteint d’une telle chose, dit-il.
Il était juste très asocial, comme nous tous là-bas, d’ailleurs. »
Mme Lippman, pour sa part, n’écarte pas une telle possibilité.
Elle se rappelle en effet de quelques histoires offrant matière à
spéculation. L’un des symptômes les plus frappants de l’autisme
est l’hypersensibilité aux bruits et aux couleurs. Mme Lippman se
rappelle deux anecdotes marquantes à ce sujet. « Lorsque Richard
était enfant, nous l’emmenions à la plage, dit-elle. Il commençait
à hurler deux ou trois pâtés de maison avant d’atteindre le rivage.
Ce n’est qu’au bout de la troisième fois que nous avons compris ce
qui se passait : le bruit du ressac lui faisait mal aux oreilles. » Elle
se remémore aussi une réaction similaire, concernant la couleur :
3. Silberman, 2001
4. Voir à ce propos John Ratey et Catherine Johnson, Shadow Syndromes,
New York : Pantheon Books, 1997.
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aujourd’hui. Steve Silberman observe que les psychiatres américains n’ont que récemment accepté le syndrome d’Asperger comme
terme générique, regroupant nombre de ces traits comportementaux.
Ces caractéristiques vont du manque d’habileté motrice et
d’une sociabilité limitée, à une intelligence fortement développée
et à un goût prononcé voire obsessionnel pour les chiffres, les ordinateurs et autres systèmes ordonnés 3 .
« Il n’est pas impossible que j’aie été atteint d’une chose de ce
genre, dit-il. D’un autre côté, un des aspects de ce syndrome est
la difficulté à suivre un rythme. Or je sais danser et j’adore même
suivre les rythmes les plus complexes. Toutes ces choses sont de
toute façon un peu trop floues pour se faire une idée claire ». Stallman a également pu souffrir d'une ombre de syndrome d’Asperger,
tout en restant cependant dans les limites de la normalité 4 .
Dan Chess, pour sa part, rejette toute tentative de postdiagnostic. « Je ne l’ai jamais cru atteint d’une telle chose, dit-il.
Il était juste très asocial, comme nous tous là-bas, d’ailleurs. »
Mme Lippman, pour sa part, n’écarte pas une telle possibilité.
Elle se rappelle en effet de quelques histoires offrant matière à
spéculation. L’un des symptômes les plus frappants de l’autisme
est l’hypersensibilité aux bruits et aux couleurs. Mme Lippman se
rappelle deux anecdotes marquantes à ce sujet. « Lorsque Richard
était enfant, nous l’emmenions à la plage, dit-elle. Il commençait
à hurler deux ou trois pâtés de maison avant d’atteindre le rivage.
Ce n’est qu’au bout de la troisième fois que nous avons compris ce
qui se passait : le bruit du ressac lui faisait mal aux oreilles. » Elle
se remémore aussi une réaction similaire, concernant la couleur :
3. Silberman, 2001
4. Voir à ce propos John Ratey et Catherine Johnson, Shadow Syndromes,
New York : Pantheon Books, 1997.
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