Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Stallman, grâce à une passion commune pour la science-fiction et
les conventions afférentes, il se souvient de lui à quinze ans, la
boule à zéro, « effrayant », surtout pour un compagnon du même
âge.
« Je ne pourrais pas l’expliquer, dit Breidbart. Ce n’est pas
qu’il était inabordable. Il était tout simplement très sérieux. Très
cultivé, mais aussi très borné, d’une certaine manière. »
De telles descriptions incitent à se poser des questions : des adjectifs comme « sérieux » et « borné » sont-ils simplement une manière de décrire des traits de personnalité qui, aujourd’hui, pourraient être vus comme des troubles comportementaux juvéniles ?
Un article de la revue Wired de décembre 2001, intitulé « The
Geek Syndrome », par Steve Silberman, dresse le portrait de plusieurs enfants doués pour les sciences et atteints d’autisme de haut
niveau ou du syndrome d’Asperger. À bien des égards, les souvenirs des parents cités dans cet article présentent une similitude
troublante avec ceux de Mme Lippman.
Stallman lui-même s’est renseigné à ce sujet. Lors d’une entrevue pour un portrait au Toronto Star en 2000, il a déclaré
qu’il se demandait s’il n’était pas « atteint d’une forme légère
d’autisme ». L’article déforma ses propos, transformant son questionnement en certitude. Néanmoins Stallman défend une vision
du logiciel libre et de la coopération sociale qui contraste vivement
avec l’isolement de sa vie personnelle. Son excentricité le rapproche
de Glenn Gould, pianiste canadien brillant et grand orateur, mais
terriblement seul 2 . Stallman se considère affecté, jusqu’à un certain point, par l’autisme qui, dit-il, complique ses relations avec
les gens
Cette hypothèse est bien sûr facilitée par le caractère imprécis
des fameux « troubles du comportement », comme on les nomme
2. Steed, 2000
40
Stallman, grâce à une passion commune pour la science-fiction et
les conventions afférentes, il se souvient de lui à quinze ans, la
boule à zéro, « effrayant », surtout pour un compagnon du même
âge.
« Je ne pourrais pas l’expliquer, dit Breidbart. Ce n’est pas
qu’il était inabordable. Il était tout simplement très sérieux. Très
cultivé, mais aussi très borné, d’une certaine manière. »
De telles descriptions incitent à se poser des questions : des adjectifs comme « sérieux » et « borné » sont-ils simplement une manière de décrire des traits de personnalité qui, aujourd’hui, pourraient être vus comme des troubles comportementaux juvéniles ?
Un article de la revue Wired de décembre 2001, intitulé « The
Geek Syndrome », par Steve Silberman, dresse le portrait de plusieurs enfants doués pour les sciences et atteints d’autisme de haut
niveau ou du syndrome d’Asperger. À bien des égards, les souvenirs des parents cités dans cet article présentent une similitude
troublante avec ceux de Mme Lippman.
Stallman lui-même s’est renseigné à ce sujet. Lors d’une entrevue pour un portrait au Toronto Star en 2000, il a déclaré
qu’il se demandait s’il n’était pas « atteint d’une forme légère
d’autisme ». L’article déforma ses propos, transformant son questionnement en certitude. Néanmoins Stallman défend une vision
du logiciel libre et de la coopération sociale qui contraste vivement
avec l’isolement de sa vie personnelle. Son excentricité le rapproche
de Glenn Gould, pianiste canadien brillant et grand orateur, mais
terriblement seul 2 . Stallman se considère affecté, jusqu’à un certain point, par l’autisme qui, dit-il, complique ses relations avec
les gens
Cette hypothèse est bien sûr facilitée par le caractère imprécis
des fameux « troubles du comportement », comme on les nomme
2. Steed, 2000
40
