2001, l'odyssée d'un hacker
Au cours des vingt dernières années, du chercheur académique
déçu au leader politique, l’ascension de Richard Matthew Stallman
est éloquente. Elle témoigne de sa nature opiniâtre et de sa volonté
prodigieuse, de la clarté avec laquelle s’articule sa vision, et des
valeurs du mouvement du logiciel libre qu’il a aidé à construire.
Elle souligne la haute qualité des logiciels qu’il a créés, et qui ont
assis sa réputation de programmeur légendaire. Elle met en relief
la dynamique qu’a fait naître la licence GPL, innovation juridique
que de nombreux observateurs voient comme son accomplissement
le plus capital.
Plus important encore, cette ascension illustre la versatilité
du pouvoir politique dans un monde de plus en plus soumis à la
technologie informatique et aux logiciels qui en sont le moteur.
Peut-être est-ce pour cette raison, qu'à une époque où les célébrités du monde de la haute technologie tendent à décliner, l’étoile
de Stallman brille davantage. Depuis le lancement du projet GNU
en 1984, il fut tour à tour ignoré, caricaturé, diffamé et attaqué
tant à l’extérieur du mouvement du logiciel libre qu’à l’intérieur.
Le projet GNU n'en a pas moins réussi à atteindre les objectifs
qu’il s’était fixés — non sans quelques retards notoires — et est
ainsi demeuré pertinent dans un marché mille fois plus complexe
que dix-huit ans plus tôt. Il en va de même de l’idéologie du logiciel
libre, idéologie soigneusement mûrie par Stallman lui-même.
Culture L’acronyme récursif GNU’s Not Unix
GNU est l’acronyme de « GNU’s Not Unix » (GNU N’est pas
Unix). Dans ce même discours du 29 mai 2001 à l’université de
New-York, Stallman en résume l’origine : « Nous, hackers, cherchons toujours un nom drôle ou coquin pour un logiciel, parce
que cela fait partie intégrante du plaisir de l'écrire. Nous avions
29
Au cours des vingt dernières années, du chercheur académique
déçu au leader politique, l’ascension de Richard Matthew Stallman
est éloquente. Elle témoigne de sa nature opiniâtre et de sa volonté
prodigieuse, de la clarté avec laquelle s’articule sa vision, et des
valeurs du mouvement du logiciel libre qu’il a aidé à construire.
Elle souligne la haute qualité des logiciels qu’il a créés, et qui ont
assis sa réputation de programmeur légendaire. Elle met en relief
la dynamique qu’a fait naître la licence GPL, innovation juridique
que de nombreux observateurs voient comme son accomplissement
le plus capital.
Plus important encore, cette ascension illustre la versatilité
du pouvoir politique dans un monde de plus en plus soumis à la
technologie informatique et aux logiciels qui en sont le moteur.
Peut-être est-ce pour cette raison, qu'à une époque où les célébrités du monde de la haute technologie tendent à décliner, l’étoile
de Stallman brille davantage. Depuis le lancement du projet GNU
en 1984, il fut tour à tour ignoré, caricaturé, diffamé et attaqué
tant à l’extérieur du mouvement du logiciel libre qu’à l’intérieur.
Le projet GNU n'en a pas moins réussi à atteindre les objectifs
qu’il s’était fixés — non sans quelques retards notoires — et est
ainsi demeuré pertinent dans un marché mille fois plus complexe
que dix-huit ans plus tôt. Il en va de même de l’idéologie du logiciel
libre, idéologie soigneusement mûrie par Stallman lui-même.
Culture L’acronyme récursif GNU’s Not Unix
GNU est l’acronyme de « GNU’s Not Unix » (GNU N’est pas
Unix). Dans ce même discours du 29 mai 2001 à l’université de
New-York, Stallman en résume l’origine : « Nous, hackers, cherchons toujours un nom drôle ou coquin pour un logiciel, parce
que cela fait partie intégrante du plaisir de l'écrire. Nous avions
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