Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
monde du logiciel. L’auditoire, ramené à une ère antérieure à celle
d’Amazon.com-achetez-en-un-clic, de Microsoft Windows et des
bases de données Oracle, doit reconsidérer la notion de propriété
logicielle sans les principaux logos corporatifs qui l'ornent alors.
Stallman livre son histoire avec tout le vernis et l’expérience
d’un procureur menant son réquisitoire final. Arrivé au moment
où le professeur de Carnegie Mellon lui refuse une copie du code
source de l’imprimante, il fait une pause.
« Il nous avait trahi, dit-il. Mais pas seulement nous. Sans
doute vous a-t-il trahi aussi. » Sur le mot « vous », Stallman pointe
un doigt accusateur vers un membre insouciant de l’auditoire. La
cible a à peine le temps de sourciller que les yeux de Stallman sont
déjà ailleurs. Lentement et délibérément, il désigne un second auditeur, générant une vague de gloussements nerveux dans la foule
« Et il vous a probablement trahi, vous aussi », dit-il désignant
un spectateur trois rangées derrière le premier.
Au moment où Stallman désigne une troisième personne,
un rire général succède à la fébrilité. Le geste semble mis en
scène, et c’est le cas. Puis, lorsque vient le temps de clore son
récit, Stallman embrasse d’un geste théâtral toute l’assemblée,
avec l'art consommé d’un homme de scène. « Il a probablement
trahi l’ensemble des personnes présentes dans cette salle — à
l’exception, peut-être, de celles qui n’étaient pas encore nées en
1980, clame-t-il, provoquant de nouveaux rires. « Parce qu’il s’est
engagé à refuser de coopérer avec pratiquement toute la population de la planète Terre. »
Stallman laisse ce commentaire faire son effet, avant d’ajouter :
« Il a signé un accord de non-divulgation. »
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monde du logiciel. L’auditoire, ramené à une ère antérieure à celle
d’Amazon.com-achetez-en-un-clic, de Microsoft Windows et des
bases de données Oracle, doit reconsidérer la notion de propriété
logicielle sans les principaux logos corporatifs qui l'ornent alors.
Stallman livre son histoire avec tout le vernis et l’expérience
d’un procureur menant son réquisitoire final. Arrivé au moment
où le professeur de Carnegie Mellon lui refuse une copie du code
source de l’imprimante, il fait une pause.
« Il nous avait trahi, dit-il. Mais pas seulement nous. Sans
doute vous a-t-il trahi aussi. » Sur le mot « vous », Stallman pointe
un doigt accusateur vers un membre insouciant de l’auditoire. La
cible a à peine le temps de sourciller que les yeux de Stallman sont
déjà ailleurs. Lentement et délibérément, il désigne un second auditeur, générant une vague de gloussements nerveux dans la foule
« Et il vous a probablement trahi, vous aussi », dit-il désignant
un spectateur trois rangées derrière le premier.
Au moment où Stallman désigne une troisième personne,
un rire général succède à la fébrilité. Le geste semble mis en
scène, et c’est le cas. Puis, lorsque vient le temps de clore son
récit, Stallman embrasse d’un geste théâtral toute l’assemblée,
avec l'art consommé d’un homme de scène. « Il a probablement
trahi l’ensemble des personnes présentes dans cette salle — à
l’exception, peut-être, de celles qui n’étaient pas encore nées en
1980, clame-t-il, provoquant de nouveaux rires. « Parce qu’il s’est
engagé à refuser de coopérer avec pratiquement toute la population de la planète Terre. »
Stallman laisse ce commentaire faire son effet, avant d’ajouter :
« Il a signé un accord de non-divulgation. »
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