Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
cette tradition des acronymes récursifs, pour signifier que tel programme que vous écrivez est similaire à un autre déjà existant. Je
cherchais un acronyme récursif pour Something Is Not Unix. J’ai
essayé les vingt-six lettres, avant de découvrir qu’aucune combinaison ne composait un mot. J’ai décidé de recourir à la contraction
du Is qui me permettrait d’obtenir un acronyme de trois lettres
Something’s Not Unix. J’ai réessayé des lettres, et suis tombé sur
‘GNU’. C’est tout. »
Bien qu’amateur de jeux de mots, Stallman recommande
aux programmeurs de prononcer le ‘g’ au début de l’acronyme
(c'est-à-dire ‘gue-niou’). Cela aide à éviter la confusion non
seulement avec le mot gnu (gnou), cette antilope africaine
connochaetes gnou, mais aussi avec l’adjectif new (nouveau). « Nous y travaillons depuis dix-sept ans maintenant,
alors ce n’est plus réellement nouveau », dit Stallman
1 .
1. D’après les notes de l’auteur et la transcription du discours de
Richard Stallman du 29 mai 2001 à l’université de New York, « Free
Software : Freedom and Cooperation » : http://www.gnu.org/events/
rms-nyu-2001-transcript.txt
] ] ]
Pour comprendre les raisons de cette adhésion massive, il n’est
pas inutile d’examiner Richard Stallman à travers les témoignages
de ceux qui collaborèrent ou luttèrent avec lui tout au long de ce
parcours. Le personnage n’est pas complexe ; il est bien de ceux
qui sont exactement ce qu’ils paraissent.
« Je crois que si vous voulez comprendre l’être humain qu’est
Richard Stallman, vous devez vraiment considérer toutes ses facettes comme un ensemble cohérent », conseille Eben Moglen, ju30
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